Étiquette : Venezuela

  • M. Chavez, qui mène une médiation internationale en faveur de la libération des otages en Colombie, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, a fait cette annonce au cours de son programme télévisé dominical « Alo Presidente ».

    Le président socialiste du Venezuela a ajouté que l’ancien président Jacques Chirac « était classé comme un homme de droite », mais que les relations avec la France avaient toujours été « franche sur le plan personnel, politique et économique ».

    Le dirigeant vénézuélien a été mandaté par le gouvernement colombien pour ouvrir des négociations avec la guérilla des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) qui réclament la libération de 500 des leurs emprisonnés contre un groupe de 45 otages.

    En 1995, la France avait déjà pris l’initiative de rompre l’isolement diplomatique de Fidel Castro : François Mitterrand avait alors invité le dictateur cubain pour une visite privée à Paris.

  • L’inflation annuelle a atteint 16 pour cent au Venezuela ces derniers mois, le taux le plus élevé d’Amérique latine.

    Le bolivar a dégringolé de 30 pour cent cette année à 4,85 pour un dollar au marché noir, le seul endroit où il s’échange librement en raison des mesures de restrictions du gouvernement sur les devises étrangères. Un taux plus de deux fois supérieur au taux officiel de 2,15 par dollar décrété en 2005 par le gouvernement. Chávez peut devoir dévaluer le bolivar cette année pour réduire cette incohérence et pour augmenter les recettes du pétrole, qui compose la moitié du revenu du gouvernement.

    « Cela été le boom pétrolier le plus mal géré de l’histoire du Venezuela, » a déclaré Ricardo Hausmann, un ancien ministre de la planification du gouvernement qui enseigne maintenant les sciences économiques à l’université de Harvard. « Une dévaluation est inévitable. La seule question est quand. »

    Merrill Lynch de JPMorgan s’attendent à ce que Chávez dévalue le bolivar de 14 pour cent au cours du premier trimestre de 2008 après avoir présenté une nouvelle devise le 1er janvier qui supprimera trois zéros sur tous les billets.

    La nouvelle devise, devrait s’appeler le bolivar fort, et aura un taux de change de 2.15 par dollar, l’équivalent du taux officiel actuel, selon Rodrigo Cabezas, ministre des finances. Les analystes ont prévu que le taux officiel diminuera de 13 pour cent vers la fin de 2008, selon une enquête de Bloomberg.

    Chávez, un allié du Président Fidel Castro de Cuba, a affaibli sa devise de 11 pour cent en 2005. Chávez a imposé des restrictions aux devises étrangères en 2003 pour stopper la fuite des capitaux qui a entraîné une dévaluation du bolivar de plus de 70 pour cent depuis qu’il a pris le pouvoir en 1999.

    Pour mémoire la devise cubaine (le peso) a perdu 95% de sa valeur par rapport au dollar depuis la prise de pouvoir de Fidel Castro en 1959. A l’époque un peso cubain valait environ un dollar, aujourd’hui il faut 26 pesos pour acheter un dollar.

    À mesure que l’espace entre le taux de change officiel et le cours au marché noir augmente, les petits trafics augmentent aussi. Un règlement permet à des personnes de dépenser $5.000 par année sur leurs cartes de crédit en voyageant à l’étranger.

    Quelques Vénézuéliens voyagent au Curaçao (Antilles néerlandaises) voisin, où ils achètent 5.000 dollars de jetons de casino avec leurs cartes de crédit, échangent les jetons pour de l’argent comptant et puis vendent les dollars au marché noir à Caracas.

    Les règlements de contrôles de devises étrangères font partie des lois que Chávez a créées dans sa « marche au socialisme. » avec le contrôle des prix et du crédit. Le gouvernement fixe des prix au détail sur des centaines de produits de consommation et fixe tous les deux ans le taux maximum auquel les banques peuvent prêter et l’intérêt minimum qu’elles peuvent sur les dépôts.

  • En divulguant cette affirmation il a comparé la situation du Vénézuéla avec celle de Cuba, pays où il assure « qu’il est très rare de constater qu’il y a eu un crime ou un homicide ». « Les Cubains ont un autre mode de vie, qui n’est pas de consommer, d’ambitionner à la richesse matérielle, qui porte beaucoup de gens à la délinquance, par la perte des valeurs, comme le respect de la vie » a déclaré Hugo Chávez.

    La nouvelle police nationale sera créée par un décret de loi dans le cadre des pouvoirs législatifs extraordinaires accordés au président jusqu’à la mi 2008 par l’Assemblée Nationale.

    Le dirigeant Hugo Chávez a appelé « les Conseils communaux de chaque quartier » à organiser et créer leur propre police qui sera équipée et sera formée par des experts de la policie nationale. Pour Chávez la racine du problème n’est pas la police, même. « Il faudra transformer la policier et faire une police nationale et c’est vers cette direction que nous allons. C’ est un sujet qui préoccupe la famille vénézuélienne « . Chávez a souligné que la délinquance est une des constantes des villes de « tout les pays », spécialement celles des Etats-Unis, où les délinquants, a t-il souligné, « ils n’utilisent pas de petits revolvers, mais des canons et des mitrailleuses et mitraillent jusque dans les collèges ». Une fois de plus Hugo Chávez s’affirme comme le digne successeur de Fidel Castro dont il entend maintenant copier le modèle de police « populaire » dont est doté chaque CDR de quartier (comité de défense de la révolution).

  • Le président Hugo Chavez a annoncé que le Venezuela quittera la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International (FMI) qu’il a qualifiés de « mécanismes de l’impérialisme » pour soumettre les pays en développement. « Nous n’avons plus besoin d’avoir un représentant dans ces organismes. Je veux signer tout de suite le document pour les quitter », a dit Chavez lundi soir, lors d’un meeting durant lequel il a annoncé l’augmentation de 20 pour cent du salaire minimal national et la réduction de la journée de travail à 6 heures en 2010.

    « Nous allons les quitter, nous ne voulons plus être là et qu’ils nous rendent l’argent, parce que maintenant ce eux qui nous en doivent », a-t-il ajouté. Comme si ce n’était pas suffisant, le mandataire a asséné un autre coup au capital international après avoir occupé les puits pétroliers de la riche Bande de Orinoco, mettant fin à une décennie de présence étrangère.

    En se détachant des organismes multilatéraux, la dette vénézuélienne avec les banques privées, qui atteint les 26 milliards de dollars, pourrait augmenter sur les marchés internationaux où elle est cotée, comme New York et Londres, étant donné que c’est le FMI qui émet les qualifications sur les risques de ces bons. Cependant, cet aspect semble peu préoccuper le gouvernement de Chavez, qui a réussi à accumuler plus de 29 milliards de réserves internationales et compte avec les hauts cours du pétrole pour maintenir un important niveau de revenus dans les prochaines années.

    Lors du sommet de Barquisimeto, Chavez a offert du pétrole pour consolider l’ALBA (Alternative Bolivarienne pour l’Amérique latine et les Caraïbes).

    Les pays de l’Alternative Boliviarienne, la Bolivie, Cuba, le Nicaragua et le Venezuela ont décidé comme première mesure d’abandonner le Centre International d’Accord des Différents Relatifs aux Investissements (Ciadi), sorte de tribunal rattaché à la Banque Mondiale.

    Le Venezuela a offert son pétrole comme impulsion aux mécanismes d’intégration basés sur des accords commerciaux. Chavez a proposé de créer un fonds régional pour favoriser les petits producteurs du Nicaragua, d’Equateur et de Haïti.

    Au sommet de Barquisimeto (250 kilomètres au sud-ouest de Caracas) Hugo Chavez avec Evo Morales (Bolivie), Daniel Ortega (Nicaragua) et le vice-président de Cuba, Carlos lage, Chavez a offert de garantir tous leurs besoins en brut et de financer 50 pour cent de leur facture pétrolière.

    L’offre très attrayante (déjà appliquée pour Cuba sous forme d’échange de services médicaux) consiste en un paiement à 90 jours de 50 pour cent de la facture, 25 pour cent à payer en 25 ans à un taux de 2 % par an, et les autres 25 % seront placés par l’entreprise publique Petroleos de Venezuela (Pdvsa) dans un fond ALBA pour des crédits dans le pays même, comme Chavez l’a expliqué.

    Le Venezuela fournit déjà 92.000 barils quotidiens de pétrole à Cuba avec des facilités financières. Le président vénézuélien n’a pas spécifié le volume destiné au Nicaragua.

    Evo Morales a aussitôt annoncé le retrait des pays de l’ALABA du CIADI en ces termes: « Les États qui font partis de l’ALBA se sont mis d’accord pour se retirer et pour dénoncer de manière conjointe la convention du Ciadi, en garantissant le droit souverain des peuples de régler l’investissement étranger dans leur territoire ». Le mandataire bolivien a expliqué que la décision a été prise parce que des entreprises étrangères qui ne s’acquittent pas des lois boliviennes ont décidé de recourir au Ciadi pour qu’il leur serve de protection.

    Morales a expliqué qu’un examen des décisions du Ciadi, lié à la Banque mondiale, montre qu’il a toujours condamné les pays en faveur des entreprises, même quand celles-ci transgressent les lois.

  • L’organisation non gouvernementale française Reporters sans frontières espère que la justice fera preuve de clémence à l’égard de Miguel Salazar, directeur de l’hebdomadaire politique Las Verdades de Miguel, dont le procès pour « diffamation aggravée » s’ouvre le 18 avril 2007 à Caracas. Selon la loi vénézuélienne, le journaliste risque une peine de prison ferme assortie d’une amende.

    « L’affaire n’étant pas encore jugée, il ne nous appartient pas d’apprécier le caractère diffamatoire des articles incriminés. Néanmoins, le procès de Miguel Salazar présente deux risques pour la liberté de la presse. D’une part, les trois plaignants, en tant que dépositaires d’une charge publique, s’exposent par nature à la critique, a fortiori d’un hebdomadaire d’opinion. Que la « diffamation » soit « aggravée » en raison de leurs fonctions pose en soi problème. Ensuite et surtout, une condamnation de Miguel Salazar constituerait une prime à l’autocensure et un véritable revers pour la liberté d’expression. C’est pourquoi nous appelons les magistrats à la clémence », a déclaré Reporters sans frontières.

    Sympathisant du gouvernement d’Hugo Chávez, et cependant critique à son égard, Miguel Salazar avait publié, à la fin de l’année 2003, dans les colonnes de l’hebdomadaire qui porte son prénom, une chronique mettant en cause des affaires de corruption et de violations des droits de l’homme dans l’État de Guárico (Centre).

    En janvier 2005, le gouverneur de l’État de Guárico, Eduardo Manuitt, le député José Albornoz et l’ancien ministre Rafael Vargas avaient déposé plainte pour « diffamation aggravée » contre Miguel Salazar et l’un de ses journalistes, Henry Crespo, qui avaient enquêté sur les affaires de corruption. Le 5 mai 2005, ce dernier avait écopé d’une peine de dix-huit mois de prison avec sursis et n’avait pas fait appel. Miguel Salazar avait immédiatement mis en cause la partialité des juges devant le Tribunal suprême de justice de Caracas. Le 10 août 2006, le 29e tribunal de Caracas, saisi du dossier, avait prononcé une mesure conservatoire de privation de liberté contre le journaliste, au motif qu’il ne se présentait pas aux nouvelles audiences préliminaires.

    Le 13 mars dernier, le tribunal a mis la mesure à exécution et retenu le journaliste dans l’enceinte judiciaire. La magistrate Norma Torres a cependant levé la privation de liberté, et a ordonné à Miguel Salazar de se présenter devant le tribunal tous les huit jours, avec l’interdiction de quitter le territoire. L’audience sur le fond concernant les poursuites pour « diffamation aggravée » a été fixée au 18 avril.

    Le directeur de Las Verdades de Miguel risque une peine allant de deux à quatre ans de prison et une amende de 320 dollars, selon le code pénal, dont une réforme de 2005 à considérablement durci les sanctions pour les délits de presse.
    ______________________

  • Le président vénézuélien Hugo Chávez, rééllu récemment pour un nouveau mandat, a déclaré que dans « quelques jours » doivent voyager à Caracas le vice-président cubain Carlos Lage et un groupe de ministres pour « signer pas moins de 11 conventions stratégiques, structurelles et structurantes » .

    Une d’entre elles permettra la mise en marche de projets conjoints dans le secteur technologique, qui inclut des projets pour faire une entreprise mixte de télécommunications et placer de manière commune un câble sous-marin de fibre optique pour « avancer dans l’indépendance des communications internationales « .

    Hugo Chávez a précisé qu’actuellement le point de connexion d’appels internationaux reçus et sortants avec des pays l’Amérique du Nord, le Centre et de l’Amérique du Sud, « passent d’abord par l’Europe… ceci est absurde ». Chávez maintient des liens étroits avec le chef cubain Fidel Castro. Les deux pays ont souscrit de nombreux accords de coopération dans les secteurs commercial, pétrolièr, éducatif et sportif. Cuba a envoyé au Vénézuéla des dizaines de de milliers médecins et d’infirmiers cubains et de centaines de formateurs sportifs. Le Vénézuéla a envoyé à plusieurs centaines de jeunes étudier dans des centres éducatifs cubains et des milliers de patients à Cuba pour recevoir une attention dans des hôpitaux de l’île des Caraïbes.

    Le Venezuela fournit à Cuba 100.000 barils de pétrole par jour soit l’équivalent de près de 2 milliards de dollars par an à des conditions très préférentielles : un quart de ce montant est payable avec un crédit sur 15 ans à un taux de 2%, et le reste par l’exportation de « services » cubains au Venezuela (environ 23600 médecins cubains seraient présents au Venezuela). Cette coopération économique comporte aussi un volet politique important et même policier : Cuba et le Vénézuela ont signé une convention autorisant les juges, et policiers de la sécurité de l’État cubain, à agir en territoire vénézuélien. La police cubaine pourra donc interroger, rechercher, et même arrêter des Cubains au Venezuela où résident plus de 30000 exilés cubains.

  • Dans une lettre adressée à Willian Lara, le nouveau
    Ministre de la Communication et de l’Information du Venezuela, Reporters sans frontières s’inquiète des dérives autoritaires de la « révolution bolivarienne » d’Hugo Chavez.

    Depuis son élection en 1998, Hugo Chavez a entrepris de réduire petit à petit l’indépendance des medias, par une série de lois et d’actions violentes contre les medias qui ne lui sont pas favorables. Reporters sans frontières a quelques raisons de s’inquieter puisque le modèle d’Hugo Chavez n’est autre que le Cuba de Fidel Castro, qui reste la plus grande prison du monde pour journalistes.


    Lette à l’attention de Monsieur Willian Lara
    Ministre de la Communication et de l’Information

    Monsieur le Ministre,

    A l’occasion de votre prise de fonctions, le 9 mars 2006, Reporters sans frontières souhaite revenir sur les récents échanges entre le gouvernement que vous représentez et notre organisation. Nous espérons ainsi poser les bases d’un véritable dialogue.

    En tant qu’association de défense de la liberté de la presse, nous avons dernièrement publié deux communiqués concernant des affaires, en cours de traitement judiciaire, qui suscitent une apparente controverse au sein de l’opinion publique et des médias vénézuéliens. Le premier, publié le 27 février, se présentait sous la forme d’une lettre ouverte à votre prédécesseur, M. Yuri Pimentel, l’interrogeant sur une procédure engagée contre plusieurs médias pour « outrage à la justice ». Le second communiqué portait sur la mise en détention, le 7 mars, de Gustavo Azócar Alcalá, présentateur d’une émission de la chaîne Televisora del Táchira, poursuivi pour « escroquerie » et « détournement de fonds ».

    Nous avons été à la fois étonnés et choqués par la violence des réactions que votre ministère a opposées à nos prises de position, dans deux déclarations datées des 1er et 9 mars. Nous avons d’ailleurs pris la peine de publier sur notre site Internet en version espagnole la réponse de M. Yuri Pimentel à la suite de la lettre ouverte que nous lui avions adressée.

    Choqués, car ces déclarations multipliaient les fausses accusations et les procès d’intention contre Reporters sans frontières. Notre organisation, « à la solde du gouvernement des Etats-Unis et de ses services secrets », aurait entrepris « le sabotage médiatique contre la Révolution bolivarienne ». Nous serions coupables, aux yeux du gouvernement de votre pays, de « diffamer le peuple vénézuélien, de mépriser le Venezuela, de faire preuve d’ingérence dans ses affaires internes ».
    Tout cela, « avec la complicité de l’opposition séditieuse et les médias privés, dans une nouvelle offensive médiatique qui fait partie des opérations de guerre psychologique de l’Empire – les Etats-Unis – pour justifier son agression contre la démocratie vénézuélienne » (communiqué du 9 mars).

    Dans un cas comme dans l’autre, nous n’avons fait qu’exprimer notre « préoccupation » sur des points juridiques précis, sans remettre en cause le principe des procédures instruites et sans dénigrer le moins du monde les autorités qui ont à charge de les conduire. Préoccupation ne signifie pas condamnation.

    Il est du rôle de toute organisation non gouvernementale d’interpeller les Etats sur les principes ou la cause qu’elle défend, et dont ces mêmes Etats démocratiques se revendiquent. Nous avons émis, c’est vrai, des critiques sur une partie de la loi de responsabilité sociale des médias audiovisuels et sur la loi de réforme du code pénal. Nous craignons que certaines dispositions de ces lois restreignent la liberté de la presse. En concluons-nous qu’il n’y aurait plus de liberté de la presse au Venezuela ? Non. La critique d’une loi ne signifie pas la condamnation d’un gouvernement.

    De là vient notre étonnement. D’une part, nous savons que la situation des journalistes est bien plus dramatique dans des pays où, à la différence du Venezuela, ils sont livrés aux représailles de groupes armées comme le Mexique ou la Colombie. D’autre part, nous avons également condamné l’incarcération, de juillet à septembre 2005, aux Etats-Unis, de Judith Miller, du New York Times, au seul motif que cette dernière avait refusé de révéler ses sources à la justice de son pays.

    Nous suivons avec la plus grande attention le cas de Sami al-Hajj, cameraman d’Al-Jazira, détenu depuis près de quatre ans sur la base militaire de Guantanamo, sans charges précises et dans des conditions contraires à toutes les conventions internationales sur les droits de l’homme. Nous vous invitons à lire notre récent rapport, disponible sur notre site, et au titre on ne peut plus clair : « Camp Bucca et Guantanamo : quand l’Amérique emprisonne des journalistes ». Nous sommes prêts à vous en adresser un exemplaire.

    Nous ne méconnaissons pas – et nous l’avons soulignée en son temps – l’attitude de certains médias privés durant la période du coup d’Etat d’avril 2002. Nous comprenons alors d’autant moins que le gouvernement de votre pays soit le seul à ne pas supporter la moindre critique à son endroit.

    Enfin, nous recevons effectivement des fonds de la National Endowment for Democracy. Cet argent représente 2 % de notre budget (nos comptes sont publics) et, outre qu’il provient du Congrès américain et non de la Maison Blanche, il est dévolu à notre action en faveur des journalistes africains emprisonnés. Il ne concerne pas le continent américain.

    En espérant que vous entendrez notre appel, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.

    Robert Ménard
    Secrétaire général de RSF