Auteur/autrice : Info Cuba

  • Cela fera pratiquement deux semaines que Fidel Castro ne s’est pas montré à Cuba, ni en public, ni à la télévision.

    Du coup les rumeurs s’intensifient à propos de son l’état de santé.

    À Miami, la communauté cubaine est fébrile : le Lider maximo que l’on sait très malade, n’a pas été vu en public le 13 août dernier, jour de son 81e anniversaire.

    Le ministre cubain des Affaires étrangères a fait savoir que Fidel Castro est en contact permanent avec les membres de son gouvernement.

    Une fois de plus Hugo Chavez a tenté de rassurer les partisans d’un des derniers dictateurs communistes encore vivant.

    Depuis un an, la présidence de Cuba est assumée par Raul Castro, et un petit nombre de hauts responsables du parti, assurant une certaine stabilité à Cuba.

    « Fidel Castro ne mourra jamais », a martelé Hugo Chavez lors d’une réunion publique. Castro « vivra toujours parmi les peuples qui luttent pour un avenir meilleur. Il vivra dans le peuple de Cuba, du Venezuela et de l’Amérique », a-t-il ajouté, en se gardant bien toutefois de donner des informations précises sur l’état de santé réel de Castro.

    Jeudi dernier, le ministre cubain des Affaires étrangères, Felipe Perez Roque, a également démenti les rumeurs sur la mort de Fidel Castro, alors qu’il participait à une réunion de responsables latino- américains et asiatiques à Brasilia, capitale brésilienne.

  • La nouvelle a été rendue publique par l’organisation Reporters sans frontières qui se dit « scandalisée par la nouvelle condamnation dont a fait l’objet, le 15 août 2007, Alberto Santiago Du Bouchet Hernández, journaliste indépendant. Incarcéré pour « désobéissance civile » et « résistance » en 2005 puis libéré en août 2006, le journaliste de l’agence Havana Press a été condamné cette fois à des peines cumulées de deux ans de prison, deux ans de travaux en milieu carcéral et deux ans sous contrôle judiciaire.

    Il aurait prétendument volé un mouchoir dédicacé par Fidel Castro à María Encarnación González Guerra, membre actif de l’organisation politique Movimiento 26 de Julio à la fin des années 1950. »

    « Nous sommes indignés par l’acharnement dont font preuve les autorités cubaines contre Alberto Santiago Du Bouchet Hernández. Le condamner à une lourde peine pour un prétendu vol de mouchoir est grotesque et scandaleux. Son procès s’est déroulé de façon aussi expéditive qu’en 2005, sur la base de témoignages à charge qui ont très bien pu être obtenus sous la menace. Nous demandons que le journaliste soit acquitté en appel et laissé libre », a déclaré l’organisation RSF à Paris.

    Le tribunal municipal de Plaza (La Havane) a prononcé une sentence de deux ans de prison, auxquels s’ajoutent des travaux en milieu carcéral et un placement sous contrôle judiciaire pour une durée de deux ans chacun, à l’encontre du journaliste. Il est accusé de s’être « illicitement » approprié un mouchoir offert et signé par Fidel Castro à celle qui fut, en 1957, l’une des organisatrices du Movimiento 26 de Julio, organisation castriste créée en 1953. Selon Alberto Santiago Du Bouchet Hernández, il s’agissait d’un cadeau de María Encarnación González Guerra. Il soupçonne la police politique d’avoir fait pression pour qu’elle témoigne contre lui. Le journaliste a fait appel et n’a pas encore été incarcéré.

    Le 9 août 2005, Alberto Santiago Du Bouchet Hernández avait été condamné à un an de prison pour « désobéissance civile » et « résistance » lors de son arrestation, au cours d’un procès sommaire. Le journaliste n’avait pas pu prendre d’avocat.

    Les actes d’intimidation contre les journalistes indépendants et leur entourage se multiplient. Selon des informations diffusées récemment par Roberto de Jesús Guerra Pérez, correspondant des sites Payolibre et Nueva Prensa Cubana et de la station Radio Marti, la police politique harcèlerait sans cesse ses proches afin qu’ils ne le logent plus.

    Libéré en mai 2007 après avoir passé vingt-deux mois en prison dont dix-neuf sans jugement, le journaliste est dans un état de santé fragile en raison des grèves de la faim qu’il a menées en prison et craint de se retrouver sans logement si son entourage cède aux menaces répétées. Il a menacé de se remettre en grève de la faim en signe de protestation.

  • On est jamais trop prudent : pourtant à Cuba seuls les journalistes au dessus de tout soupçon (c’est à dire dûment encartés au Parti communiste ou dans une de ses innombrables officines) sont autorisés dans les médias officiels.

    Les choses sont donc claires dès le départ, et pour ceux qui n’auraient pas bien compris, un article de la constitution précise que  » Les libertés d’expression et de la presse sont reconnues, « en conformité avec les objectifs de la société socialiste ».(article 53 de la Constitution de 1976)
    Mais apparemennt le gouvernement cubain n’a même plus confiance en ses propres journalistes puisque le 13 août 2007, l’Institut cubain de radio et télévision (ICRT), sur ordre du ministre de la Communication, Ramiro Valdés, a envoyé une lettre aux dirigeants des médias officiels annonçant de nouvelles restrictions pour leurs personnels. Les sites Web et les services de messagerie électronique devront êtres consultés à partir d’un portail de l’entreprise cubaine de télécommunications, enet.cu, ce qui permet au gouvernement de contrôler facilement les utilisateurs et leurs activités sur la Toile.

    « Cette mesure est une preuve supplémentaire de la paranoïa du gouvernement, qui se donne les moyens de surveiller les faits et gestes sur la Toile des journalistes des médias officiels, en les forçant à s’informer et à communiquer via un site officiel. Il est important de rappeler que l’immense majorité des citoyens cubains ne peut pas avoir de connexion au Réseau, sous prétexte que l’embargo américain empêche son développement », a déclaré Reporters sans frontières.

    Selon l’agence Encuentro en la Red, ce document, envoyé le jour de l’anniversaire de Fidel Castro, somme également les médias de sélectionner de façon « appropriée » le personnel chargé de l’actualisation des sites Web. Les services de navigation, accessibles aux journalistes de « confiance » pourraient faire l’objet de contrôles renforcés.

    Les journalistes des quotidiens officiels Granma, Juventud Rebelde et Trabajadores, concernés par cette mesure, seront contraints d’utiliser le nouveau système de connexion.

    Cette décision fait suite aux déclarations de février 2007 du ministre de la Communication à propos d’Internet qu’il qualifiait d’ »outil d’extermination globale » qui devait être impérativement « contrôlé ».
    D’après Encuentro en la Red, le temps de navigation sur le Web des journalistes de la presse écrite a été limité à une heure par jour depuis 2003. En avril 2007, le gouvernement a bloqué l’accès aux sites Yahoo et Hotmail dans les radios et télévisions officielles.

    Internet à Cuba, un réseau sous surveillance (extrait du rapport de Reporters sans frontières d’octobre 2006) :

    « Avec moins de deux internautes pour 100 habitants, Cuba figure parmi les pays les plus en retard en matière d’Internet. Il est de loin le plus mal loti d’Amérique latine – le Costa Rica fait 13 fois mieux – et se situe au niveau de l’Ouganda ou du Sri Lanka. Sur une île qui se targue d’avoir l’un des niveaux d’éducation les plus élevés de la planète, ce constat a de quoi surprendre. Les autorités défendent ce bilan catastrophique en blâmant l’embargo américain, qui les empêcherait de s’équiper du matériel nécessaire au développement du Réseau. Elles expliquent notamment que, ne pouvant pas se raccorder à l’Internet mondial par le biais de câbles optiques sous-marins, elles en sont réduites à utiliser des connexions satellitaires coûteuses et moins efficaces. Cet argument peut en effet expliquer la lenteur de l’Internet cubain et les files d’attente interminables devant les cybercafés. Mais il ne justifie en rien le système de contrôle et de surveillance du Réseau mis en place par les autorités. Dans un pays où les médias sont à la botte du pouvoir, empêcher la circulation d’informations indépendantes sur Internet est naturellement devenu une priorité.

    Le gouvernement cubain utilise plusieurs leviers pour s’assurer que ce média n’est pas utilisé de manière « contre-révolutionnaire ». Tout d’abord, il a peu ou prou interdit les connexions privées au Réseau. Pour surfer ou consulter leurs e-mails, les Cubains doivent donc obligatoirement passer par des points d’accès publics (cybercafés, universités, « clubs informatiques pour la jeunesse », etc), où il est plus facile de surveiller leur activité. Ensuite, la police cubaine a installé, sur tous les ordinateurs des cybercafés et des grands hôtels, des logiciels qui déclenchent un message d’alerte lorsque des mots-clés « subversifs » sont repérés. Le régime s’assure par ailleurs que les opposants politiques et les journalistes indépendants n’accèdent pas à Internet. Pour ces derniers, communiquer avec l’étranger est un véritable chemin de croix. Enfin, le gouvernement mise sur l’autocensure. A Cuba, on peut être condamné à vingt ans de prison pour quelques articles « contre-révolutionnaires » publiés sur des sites étrangers et à cinq ans simplement pour s’être connecté au Net de manière illégale. Peu d’internautes osent défier la censure de l’Etat et prendre un tel risque. »

  • Le 22 juillet dernier, deux boxeurs cubains disparaissaient à Rio de Janeiro, au Brésil. Ils appartenaient à la délégation cubaine et participaient aux Jeux panaméricains. Une aventure qui met en lumière les nombreuses « désertions » qui affectent le sport cubain chaque fois que les athlètes participent à des compétitions à l’étranger.

    Les deux boxeurs ont été retrouvés le 3 août et expulsés le 13 vers La Havane. Le prétexte de leur expulsion ? Etre « sans papiers ». De retour à Cuba, les deux hommes sont actuellement détenus dans des « maisons de protocole », [résidences pour les invités des autorités] ouvertes à leurs proches, en attendant que soient définies « les tâches de promotion du sport conformes à leurs connaissances et à leur expérience », promises par Fidel Castro. Ce qui ouvre de nombreuses perspectives à Guillermo Rigondeaux, 26 ans, double champion du monde amateur des poids coq, et Erislandy Lara, 24 ans, champion du monde des poids welter : participer à des compétitions nationales et provinciales, entraîner de jeunes boxeurs, chercher de nouveaux talents ou encore balayer les rings.

    Tout sauf réintégrer une délégation de boxeurs cubains, a décidé Fidel Castro, qui s’en est pris aux deux boxeurs dans un article paru dans le journal officiel cubain Granma. « L’athlète cubain qui abandonne sa délégation est comme un soldat qui abandonne ses compagnons en plein combat », écrit le Líder Máximo. En vue des prochains Jeux olympiques et pour éviter les désertions, a-t-il par ailleurs annoncé, les administrations chargées des sportifs envisagent de réexaminer la liste des boxeurs, voire de « n’envoyer aucune délégation ». « Cuba ne bradera pas une once de son honneur ni de ses idées pour quelques breloques dorées », conclut le chef de l’Etat.

    Reste que les athlètes cubains sont nombreux à déserter, car les motivations idéologiques et matérielles offertes par le régime socialiste à ses sportifs de haut niveau ne peuvent guère rivaliser avec les millions du sport professionnel. Plus que les drogues qu’ils auraient prises à Rio, c’est le demi-million de dollars promis à Rigondeaux et Lara qui les aurait convaincus de ne pas se présenter aux Jeux panaméricains, qui se tenaient dans la métropole brésilienne. Les boxeurs, tous deux mariés et pères de famille, vivaient à Cuba sans grand luxe, même s’ils possédaient une voiture personnelle. Ce qui est déjà un privilège insigne dans un pays très défavorisé en termes de transports, de logement et d’alimentation.

    Triés sur le volet, les meilleurs reçoivent du gouvernement cubain des sommes rondelettes, mais sans comparaison avec les récompenses de certains grands rendez-vous sportifs internationaux ; d’autres, comme le champion de saut en hauteur Javier Sotomayor, vivent à Cuba dans l’aisance. Ces compensations restent quoi qu’il en soit insuffisantes face à des requins comme Ahmet Oner. Cet Allemand d’origine turque de 34 ans, directeur d’Arena Box-Promotion, est à l’origine de la désertion de Guillermo Rigondeaux et d’Erislandy Lara. Il a réussi à les séduire avec un contrat d’un demi-million de dollars d’une durée de cinq ans à compter de leur arrivée en Allemagne. Il leur avait même avancé de l’argent pour le voyage. Le plan a été mis sur pied à Rio. Les deux boxeurs ne se sont pas présentés pour le pesage préalable aux combats, ce qui a entraîné leur disqualification.

    A partir de là, l’enchaînement des événements est un peu confus. « Vous avez évoqué des pressions du gouvernement cubain sur les familles [des boxeurs], quel type de pressions en particulier ? » a demandé la chaîne allemande Deutsche Welle à Ahmet Oner. « Mais enfin, il s’agit d’un pays communiste. Ils perdent leur voiture, on leur prend leur maison, on leur fait peur, ils reçoivent des visites à l’improviste. » La société d’Ahmet Oner compte déjà parmi ses poulains les champions olympiques cubains Odlanier Solís, Yan Barthelemy et Yuriorkis Gamboa, qui ont fui en décembre dernier alors qu’ils étaient au Venezuela pour s’entraîner en vue des Jeux panaméricains. ²

    C’est à cette occasion également qu’ont fui le handballeur Rafael Da Costa Capote et l’entraîneur de gymnastique Lázaro Lamelas. Mercredi 8 août, Guillermo Rigondeaux a déclaré pour sa part à l’agence espagnole EFE qu’il n’avait pas déserté mais avait rencontré « un problème de discipline ». Il dit désormais « attendre les instructions » des autorités cubaines quant à son avenir.

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    Cuba sans Fidel Castro ? La question est posée sans tabous et sans préjugés par l’auteur, qui se livre à un véritable inventaire des 50 ans de règne de Fidel Castro. (suite…)

  • Si le projet annoncé hier par Hugo Chavez se concrétise, il pourrait se prolonger probablement jusqu’à la péninsule du Yucatan au Mexique, et marquerait une étape décisive dans le développement de l’offensive « pétro-diplomatique » du Venezuela d’Hugo Chavez.

    Chavez a évoqué son nouveau projet dans un discours au sommet de PetroCaribe, qui réunissait ces jours-ci à Caracas des ministres de l’énergie et des chefs d’Etat de la région. Le discours était retransmis à la télévision vénézuélienne d’état.

    Cette proposition intervient juste deux semaines après que Chavez ait annoncé l’échec de son plan pour une « grande canalisation de gaz du sud » : un gazéoduc qui devait rejoindre l’Argentine par la forêt tropicale d’Amazonie, mais qui « avait été gelé » par l’opposition du Brésil.

    La canalisation gazière des Caraïbes fournirait également Porto Rico et Haïti, selon les indications de M.Chavez.

    Le concept d’une canalisation à travers les Caraïbes a par le passé reçu l’appui de la banque mondiale, malgré l’opposition des États-Unis.

    Au sommet, Chavez a également proposé de construire une raffinerie de pétrole en Guyane et a invité le gouvernement de Dominica (La Dominique) à accepter son offre d’une raffinerie de 10.000 baril/jour, un projet actuellement en attente d’une analyse environnementale.

    Hugo Chavez a également dit que la restauration par le Venezuela de la raffinerie de Cienfuegos à Cuba sera terminée en novembre.

  • Cette tentative d’assassinat a fait l’objet d’une enquête publique du Congrès américain en 1975. Toutefois, la CIA n’avait jamais admis, jusqu’à aujourd’hui, son rôle dans cette affaire.

    Le dossier désormais déclassifié par la CIA a été mis en ligne par un institut de recherche, la National Security Archive de l’Université George Washington (http://www.gwu.edu/~nsarchiv).

    Le document décrit ainsi comment l’agence de renseignement, grâce à un intermédiaire, avait pris contact en 1960 avec Johnny Roselli, un membre de la mafia à Las Vegas.

    Six pilules contenant un poison mortel furent livrées à un responsable cubain Juan Orta, qui avait accès à Castro. «Après plusieurs semaines de tentatives, Orta apparemment a eu peur et a demandé à se retirer» du projet, peut-on lire dans le dossier.

    Un autre Cubain fut recruté, le Dr Anthony Verona, un des principaux chefs de la «commission des exilés cubains». Contre 10 000 dollars, il se déclara prêt à organiser l’assassinat. Mais le projet fut annulé après l’épisode de la Baie des Cochons, une tentative ratée d’invasion de Cuba en 1961 par des exilés cubains soutenus par les États-Unis.

    Le dirigeant cubain, Fidel Castro, a accusé le président américain, George W. Bush, d’avoir ordonné de l’assassiner, a rapporté lundi le quotidien officiel Granma.

    Le plan a été préparé juste avant que M. Bush ne remporte l’élection de 2001, a précisé M. Castro dans un article publié dans le journal.

    Il est rapporté qu’il y a eu plus de 600 tentatives d’attaques contre la vie du dirigeant cubain.

    « Il est vraiment difficile de nommer tous les responsables des attaques à ma vie. Toutes les formes directes et indirectes ont été utilisées », a ajouté M. Castro.

    En août 2000, M. Castro a dénoncé les relations de M. Bush avec la méfia cubano-américaine à Miami, qui, selon lui, a tenté de l’assassiner à maintes reprises.

    Il a indiqué que Jimmy Carter et Bill clinton, deux anciens présidents américains, n’ont pas organisé de telles attaques.

    « Je suis sûr que M. Carter, à cause de sa religion basée sur des valeurs éthiques, n’a jamais ordonné un assassinat contre moi », a affirmé M. Castro, ajoutant : « Je suis sûr que M. Clinton n’a pas donné un ordre d’assassinat. Je ne peux pas l’imaginer signant un tel ordre ».

  • Un dossier complet contenant des révélations accablantes pour la Central intelligence agency (CIA) a été rendu public dans son intégrité, mardi dernier.

    Le document de 693 pages détaille des activités illégales menées par l’agence de renseignement lors de ses 25 premières années d’opérations.

    La CIA appelle ces révélations les « Bijoux de famille ». Il s’agit d’une série d’opérations clandestines, illégales, souvent même criminelles.

    Parmi la liste des confessions, figure la tentative d’assassinat de Fidel Castro, au début des années 1960. À l’époque la CIA a fait appel à un mafieux, Johnny Roselli, pour supprimer le lider maximo. L’agence lui avait promis 150 000 dollars en lui faisant croire que cette somme provenait d’entreprises américaines dont les intérêts à Cuba étaient menacés.

    Cette tentative d’assassinat a fait l’objet d’une enquête publique du Congrès américain en 1975. Toutefois, la CIA n’avait jamais admis, jusqu’à aujourd’hui, son rôle dans cette affaire.

    Le dossier désormais déclassifié par la CIA a été mis en ligne par un institut de recherche, la National Security Archive de l’Université George Washington (http://www.gwu.edu/~nsarchiv).

    Le document décrit ainsi comment l’agence de renseignement, grâce à un intermédiaire, avait pris contact en 1960 avec Johnny Roselli, un membre de la mafia à Las Vegas.

    Six pilules contenant un poison mortel furent livrées à un responsable cubain Juan Orta, qui avait accès à Castro. «Après plusieurs semaines de tentatives, Orta apparemment a eu peur et a demandé à se retirer» du projet, peut-on lire dans le dossier.

    Un autre Cubain fut recruté, le Dr Anthony Verona, un des principaux chefs de la «commission des exilés cubains». Contre 10 000 dollars, il se déclara prêt à organiser l’assassinat. Mais le projet fut annulé après l’épisode de la Baie des Cochons, une tentative ratée d’invasion de Cuba en 1961 par des exilés cubains soutenus par les États-Unis.

    «Verona fut prévenu que l’offre était retirée et les pilules furent récupérées», souligne le dossier.