Auteur/autrice : Info Cuba

  • L’annonce a eu lieu pour la cloture de la XXV Foire Internationale de Tourisme 2005 qui a eu lieu cette semaine à La Havane avec la participation de professionnels du secteur de 44 pays.

    Les autorités du secteur ont souligné leur pari pour consolider le marché, diversifier le produit touristique de l’île des Caraïbes, et travailler pour augmenter la qualité du service cette industrie.

    Le Ministère du Tourisme cubain, a annoncé une augmentation de 8% des arrivées de touristes pour les quatre premiers mois de l’année, en comparaison avec une période égale de l’année précédente.

    Cuba a reçu 2.048.572 touristes en 2004, le chiffre plus élevé de son histoire. Le décollage de plusieurs marchés émetteurs, la diversification de l’offre, la conception de produits, la réorganisation et une forte politique de commercialisation, entre autres facteurs, ont contribué à ce résultat, selon les autorités touristiques cubaines. Si la tendance actuelle se poursuit pendant le reste de l’année, Cuba pourrait terminer l’année 2005 avec près de 2.200.000 touristes.

    Depuis 1990 le nombre de visiteurs qui voyagent à Cuba a été multipliée par six et les recettes de ce secteur par huit, considéré le plus dynamique de l’économie nationale, avec $2.000 millions de recettes brutes en 2004, selon des données officielles.

    Le tourisme a représenté l’année passée 41 pour cent des recettes de la balance de paiements de Cuba et de manière directe indirecte emploie quelque 200.000 personnes, neuf pour cent de la force de travail active.
    Le Canada est le premier des émetteurs de touristes vers Cuba, puisqu’il représente 40 pour cent des recettes.

  • La chaîne hôtelière espagnole Sol Meliá a reçu 227.796
    clients des 721.818 qui ont visité Cuba au cours du premier trimestre
    de l’année 2005, ce qui représente 31.58% du total des
    arrivées qui ont été enregistrées dans l’île entre janvier et mars 2005,
    sleon les informations données par le directeur Marketing et des Ventes de Sol Meliá à Cuba, M.Gabriel García.

    M.Gabriel García a précisé que les recettes par chambre ont augmenté de 15 pour
    cent , par rapport à la même période de l’année pécédente jusqu’à un total de 100 millions de dollars, avec un prix moyen de 77.38 dollars par séjour.

    De même, García a expliqué que le total des « nuits » enrgistrées dans les 21
    hôtels et resorts que gère Sol Meliá à Cuba a atteint
    1.292.671 ; et que le taux d’occupation moyenne a atteint le très bon chiffre de 83.76%.

    Les principaux pays qui ont contribué à ces
    résultats sont le Canada, l’Allemagne, le Royaume-Uni,
    l’Espagne, l’Italie, la France, la Russie et l’Argentine.

    Le directeur Marketing et Ventes a rappelé qu’en 2004 Sol Melia avait reçu 36
    pour cent des 2.048.572 de visiteurs qui ont voyagé à Cuba, en atteignant les 737.106 touristes, ce qui a engendré pour la compagnie des recettes de de 256 millions de dollars, en hausse de 19 pour
    cent par rapport à l’année 2003.

    García, a précisé que Sol Meliá Cuba parie sur un
    tourisme « intégral, diversifié et capable de satisfaire les espoirs
    de tous les segments du marché », et a fait référence à l’importance
    des marchés émergents comme la Chine et a avancé qu’à
    moyen terme il diffusera ses messages promotionnels dans des villes comme
    Pekin ou Shanghai.

    La chaîne hôtelière espagnole célèbre ces jours ci, ses 15
    années de présence à Cuba.
    Durant ces 15 années Sol Meliá Cuba est passé de de 608 à
    8.479 chambres, qui représentent 21 pour cent de des 41.296 qui
    existent pour les visiteurs étrangers à Cuba, et 45 pour cent des 18.991
    places hôtelières opérées par les 17 chaînes internationales
    présentes dans l’île.

  • Plutot ambigue, l’attitude de la France envers Cuba : après s’être tardivement émue des violations des droits des droits de l’homme à Cuba, la France était-elle vraiment obligée de se faire representer par un ministre pour inaugurer un banal salon commercial à Cuba ?

    La semaine dernière encore, Elizardo Sanchez, le dissident historique et défenseur des droits de l’homme à Cuba, dénonçait les arrestations massives de jeunes (plus de 400) en majorité noirs, sans qu’aucun délit n’ait été retenu contre eux. En effet à Cuba la loi sur la « dangerosité sociale » permet d’interner sans jugement quiconque se comporte de façon contraire « à la morale socialiste ».

    Le régime castriste s’est doté en 45 ans d’un véritable « goulag tropical », avec plus de 100.000 détenus aujourd’hui contre moins de 4.000 avant son arrivée au pouvoir.
    Président de la Commission cubaine pour les droits de l’homme et la réconciliation nationale (CCDHRN, interdite), Elizardo Sanchez Santa Cruz, lui-même ancien prisonnier politique, souligne l’hypertrophie du système carcéral cubain, passé de 14 prisons en 1958 à plus de 200 aujourd’hui.

    Au total, entre 0,7 % et 0,9 % de la population cubaine est sous les verrous, le taux d’enfermement le plus élevé du monde.

    Faut-il le rappeller : parmi les 75 dissidents et journalistes arretés en mars 2003, seulement une dizaine ont retouvé, provisoirement et pour raisons de santé, la liberté.

    « Le modèle du tout balnéaire est partout à bout de souffle », a diagnostiqué Léon Bertrand. Mais est ce que ce n’est pas plutôt le « modèle » socialiste cubain qui est au bout du rouleau ?

    Il faut une certaine dose de cynisme pour défendre le tourisme à Cuba, alors que les travailleurs qui servent les touristes y sont exploités comme nulle part ailleurs dans le monde : 210 pesos de salaires mensuels en moyenne, soit 8 euros environ, ou 5 centimes de l’heure.

    Lorsqu’un touriste déjeune à Cuba, il dépense entre deux et trois mois de salaire de la personne qui tavaille pour le satisfaire.

    En outre selon Reporters sans frontières,
    « La soixantaine de dissidents, dont 21 journalistes, emprisonnés depuis la vague répressive de mars 2003, sont eux aussi à bout de souffle. Confinés dans des cellules sans fenêtre, soumis à des conditions sanitaires exécrables, maltraités, mal nourris et mal soignés, ces prisonniers d’opinion ont quelques raisons de soutenir que le soleil cubain n’est plus ce qu’il était…/… Dommage donc, que la France, « invitée d’honneur » à Cuba, n’ait pas rappelé que dans l’île, l’hôtellerie n’a pas le monopole du « service » et de l’ « efficacité » et que des sites tels que la prison du Combinado del Este à La Havane ou de Kilo 8 à Camagüey font hélas, eux aussi, partie du « patrimoine ». Quant à la culture cubaine, elle ne se limite pas à la salsa, à la langouste et au cigare, mais en l’absence de liberté d’expression, ses autres richesses échappent largement au chaland touristique. »

  • Selon « el Universal », un des principaux quotidiens de Caracas, Il s’agirait de 30.000 médecins et de 5.000 formateurs sportifs cubains qui travailleraient dans des zones les plus pauvres du Vénézuela.

    Les accords passés entre le gouvernement de Fidel Castro et de Hugo Chavez, prévoient aussi la formation de 10.000 étudiants vénézuéliens dans des cours de médecine et d’infirmerie à Cuba.

    De même, ils stipulent la visite de cent mille Vénézuéliens pour recevoir un traitment de la vue dans des centres d’aide de Cuba. Les frais de ces traitements seront facturés sur le compte de Caracas, signale le journal. Selon  » el Universal », la quantité de conventions souscrites entre Chávez et Castro ont produit des problèmes administratifs dans la chancellerie de Caracas.

    Les conventions entre Cuba et le Venezuéla sont étendues dans les secteurs du pétrole, de l’agro-industrie, des infrastructures, aéronautique, douanier, entre autres, et elles aspirent à développer l’échange commercial des deux pays.

    Caracas et La Havane ont commencé à se rapprocher en octobre le 2000, quand Fidel Castro et Chávez ont signé un vaste accord de coopération, dans lequel le Venezuéla s’est engagé à vendre plus de 50.000 barils quotidiens de brut dans des conditions préférentielles à Cuba.

    Dans cet accord, Cuba s’engage à fournir l’assistance de ses experts dans des plans ou  » missions  » soutenues par Caracas envers les populations pauvres du Venezuéla.

  • Le colonel Robert Leon (aujourd’hui retraité) a révélé au joural des jeunesses communistes  » un des plus grande secrets  » de cette guerre, quand il a dirigé un groupe de 23 constructeurs militaires cubains et environ 50 Vietnamiens, qui ont travaillé à la construction de ce système de voies secrètes pendant sept mois.

    La route Ho Chi Minh, était un réseau de routes et de tunnels étendus sur plus de 16.000 kilomètres dissimulé au milieu de la jungle,  » Elle a permis l’avance vers le sud des troupes vietnamiennes dans sa lutte par la réunification du pays  » et a disposé de l’appui de Cuba à partir de 1973, a déclaré Roberto Leon à « Juventud Rebelde ».

    Le militaire retraité a rappelé que la construction du chemin d’approvisionnement entre le nord et le sud avait commencé en 1959 et a duré 15 années, mais c’est en septembre 1973, pendant la visite du dirigeant Fidel Castro au Vietnam, que les autorités du pays indochinois ont demandé à Cuba d’envoyer des techniciens, équipements et instructeurs pour travailler sur l’extension de la route.

    Un groupe de 43 Vietnamiens est arrivé à Cuba en novembre 1973 suite à ces accords, et a reçu une formation dans l’île, avant de retourner dans son pays, en compagnie des formateurs cubains.

    L’arrivée par voie maritime des équipements de construction achetés par Cuba au Japon s’est faite en octobre 1974, et après avoir parcouru 250 kilomètres de chemins détruits par les bombardements américains, ont commencé les travaux de pavage de la route.

    L’ex colonel Leon rappelle que à la fin d’avril 1975, lui et ses compagnons de travail avaient pavé 2.420 mètres de route, dont 1.710 entre des cordillères de montagnes d’accès difficile. Plus de 30 années après avoir dirigé les opérations d’extension de la fameuse route, Leon se souvient encore des intenses journées de travail et de sa participation comme un « des secrets les mieux gardés pendant la guerre du Vietnam ».

  •  » Moderniser la musique cubaine, c’est ma bataille. » a déclaré Raul Paz qui a conservé intact le feeling pop et les rythmes latino qui avaient fait le succès de son précédent album (« Mulata », sorti chez Naive en 2003).

    « Cuba est une carte postale avec des vieux qui fument le cigare sur une plage. On nous a figés dans un style folklorique des années 1950 », regrette ce musicien qui vit en France depuis trois ans.

    Pas facile de revenir quand on a sorti avant un album aussi réussi que « Mulata ». Mais il faut reconnaître que Raul Paz s’en sort plutôt bien : il a su garder l’essentiel avec des mélodies simples mais accrocheuses et un style bien a lui, mélange de pop latino et de salsa.

    Cette fois d’ailleurs, c’est plus le coté « trova » qui l’emporte sur le fond afro cubain qui dominait le précédent album.
    « Revolucion » et « Buena suerte »sont des titres taillés pour cartonner et qui devrait logiquement se retrouver au top dans pas longtemps.

    Son dernier album « Revolucion », a failli s’appeler Paz, tout simplement. Paz comme « paix », en espagnol. Paz comme Raul, car c’est son vrai nom.

    Revolución est le titre de l’une de ses douze nouvelles chansons. À propos, Raul, pourquoi Revolución ? « Parce que c’est sans doute le mot que j’ai le plus entendu depuis que je suis né, partout, tout le temps » répond Raul.

    Raul Paz est né en 1969 dans la province de Pinar del Rio, à l’ouest de Cuba et fait des études musicales très poussées, pendant dix ans, à l’Institut supérieur des arts de La Havane : violon, solfège, harmonie, chant, contrepoint, et même un peu de direction d’orchestre.

    Une formation très classique, en somme. Mais le jeune Raul se débrouille pour pimenter tout ça. Le rock est interdit sur les radios d’Etat ? « On magouillait pour se brancher sur les radios américaines, se souvient-il. C’est comme ça que j’ai découvert Deep Purple, Led Zeppelin ou Bob Marley ».

  • Le président de la CCDHRN, Elizardo Sánchez, a considéré que les sentences émises après le jugement le 12 janvier « ont été excessives », parce que, à son avis, « les personnes impliquées n’ont blessé personne, et le gouvernement du Mexique s’est abstenu de présenter des demande pour des dommages ».

    Le Mexique a sollicité l’aide de Cuba pour l’évacuation pacifique des personnes qui s’étaient introduites dans l’ambassade, 18 d’entre elles avaient forcé la grille de l’ambassade à bord d’un autobus de transport urbain.

    La CCDHRN a rappelé que quatre autres jeunes ont sauté la clôture depuis des bâtiments proches de l’ambassade mexicaine, et un cinquième est entré en marchant par le trou qu’avait laissé le véhicule, en profitant de la confusion .

    Les condamnés les plus lourdement sont Pedro Plasencia Achón (avec une peine de 18 années de prison) ; Serguey Cruz Rodriguez (condamné à 15) ; Bismar Echeverria Moreno, Osvaldo Ineraity Calvo et Yovani Alfonso Crespo (avec une peine de 12 années).

    Ramón Enríquez Méndez Sosa (condamné à 10 années de prison) ; et Henry Urrutia Pérez, Michel Iroy Rodriguez, Carlos Mateo López et Leonardo Alfonso Hernández (tous condamnés a neuf années de prison). Alexis Leal Contreras et Alexarsarais Pérez Alcina (à huit années de prison).

    Ernesto Oliva Mirabal ( à sept) ; Yunier Alberto Mosquera González et Luis Yurién Pérez Rivero ( à six) ; et Sachel Gil Pérez, Raybel García Borjas, José Luis Mulen Nodal ( à cinq).

  • Dans le rapport du Parlement, dont le rapporteur est le député irlandais du Groupe Populaire Européen Simon Coveney, on demande en outre « au gouvernement de Cuba de reconnaître le droit à la liberté d’expression et de réunion, et qu’il rétablisse le moratoire officieux sur la peine de mort ».

    Les 25 pays de l’UE ont décidé en janvier 2005 la  » suspension temporaire  » de toutes les sanctions diplomatiques » en vigueur contre Cuba depuis juin 2003. Ces sanctions ont été adoptées à la suite des condamnations contre 75 dissidents et jounalistes et l’exécution de trois jeunes gens qui avaient tentés de détourner un bateau pour s’enfuir en Floride.

    Ces sanctions comprenaient notamment la restriction des visites officielles de haut niveau à Cuba, la réduction de la participation européenne les actes culturels dans l’île et l’invitation des représentants de l’opposition cubaine aux festivités nationales des ambassades de l’UE à La Havane.

    Le document parlementaire  » condamne une fois de plus l’application de la peine de mort à Cuba » au bout d’une série d’années pendant lesquelles les exécutions avaient été suspendues. De même, il exige la libération immédiate des opposants au régime.