Auteur/autrice : France Info

  • #AlertePollutionRivières ou sols contaminés, déchets industriels abandonnés… Vous vivez à proximité d’un site pollué ?Cliquez ici pour nous alerter ! Aux États-Unis, les abeilles auraient perdu 37 % de leurs congénères durant l’hiver 2018-2019. C’est le pire déclin enregistré depuis 13 ans. L’utilisation d’engrais et de pesticides, comme les néonicotinoïdes, des produits désorientant les insectes en agissant sur leur système nerveux, sont remis en cause. Autre menace possible : le varroa destructor, un acarien parasite qui s’en prend aux colonies et le transmet des maladies.  En Chine, ce sont environ 80 % des abeilles locales qui ont disparu depuis l’introduction des abeilles domestiques au 19ème siècle. Dans certaines régions, les humains doivent désormais polliniser à la main. C’est notamment le cas dans la province du Sichuan, connue pour sa production de pommes et de poires. Là-bas, les fermiers récoltent manuellement le pollen de fleurs mâles avant de le déposer sur les fleurs femelles à l’aide de brosses et de pinceaux. L’Estonie et Cuba, les fiefs des abeilles En Europe, les taux de mortalité sont élevés. Un pays se distingue des autres : la Slovénie qui est à l’origine de la journée mondiale de l’abeille. L’apiculture fait même fait partie du paysage avec 8 ruches par kilomètres carrés et 5 apiculteurs pour 1000 habitants. C’est aussi le seul pays en Europe à avoir préservé son abeille locale : la carniolienne. À Cuba, les abeilles sont aussi en bonne santé. Dans les années 1990, le bloc soviétique s’est effondré alors qu’il fournissait engrais et pesticides à Cuba. Ainsi privée de produits phytosanitaires, l’île s’est alors retrouvée contrainte de privilégier le bio. Résultat : des colonies épargnées et des ruches bien pleines. Plus de 7200 tonnes de miel bio ont été produites par Cuba en 2014, représentant 23,3 millions de dollars. Cela fait ainsi du miel bio le 4ème produit agricole le plus exporté par Cuba. A lire aussi Sujets associés

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  • Tournage du film « Fast and furious » à La Havane, à Cuba le 28 avril 2016. (ROLANDO PUJOL / EFE) À Cuba, la production cinématographique indépendante vient d’être légalisée. Le gouvernement reconnaît et autorise, à compter du 24 septembre, les artistes indépendants du cinéma cubain. Le débat sur cette légalisation a duré plus d’une décennie mais cela ne signifie pas pour autant une liberté de création. « Une première étape » La loi sur le cinéma cubain reste inchangée depuis 1959, alors que la production audiovisuelle a largement évolué ces dernières décennies. Depuis le triomphe de la révolution, le cinéma cubain est organisé par l’Institut cubain de l’art et de l’industrie cinématographique (ICAIC). Officiellement, chaque film cubain passe par cette institution qui a parfois pu surprendre. Dans les années 90 notamment, en pleine période spéciale, elle a produit le film Fraise et chocolat, dans lequel un militant des jeunesses communistes se lie d’amitié avec un homosexuel marginal de La Havane. Ce film avait révélé au grand public l’acteur Jorge Perugorría, qui travaille depuis 30 ans dans le cinéma cubain officiel ou indépendant. Selon lui, ces deux types de cinéma coexistent principalement depuis l’arrivée du digital qui a rendu la production cinématographique plus accessible. Aujourd’hui, l’acteur se réjouit de ce nouveau décret. « Le cinéma indépendant à Cuba était un fait, une réalité, mais il n’entrait pas dans un cadre légal et juridique. Tout le monde faisait des films en dehors de la loi. C’est donc une première étape pour rendre légal ce qui se faisait depuis des années », analyse Jorge Perugorría, qui explique qu’il y a « toujours eu une complicité d’une manière ou d’une autre avec l’institution notamment pour ce qui était des autorisations de tournage ». « Tu pouvais faire ton film mais rien ne te garantissait de pouvoir le diffuser », raconte-t-il. Un nouveau fond de soutien qui interroge Ce décret semble donc faciliter le travail des producteurs indépendants, mais l’État garde le contrôle de la diffusion. C’est une chose de faire un…

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  • Le port de débarquement des paquebots à La Havane est tristement vide en ce mois d’août. Pourtant, avant le mois de juin et la décision des États-Unis d’interdire aux bateaux de croisière, de pêche ou de plaisance américains d’accoster à Cuba, 2 000 à 4 000 touristes en descendaient chaque jour pour emprunter les rues de la vieille Havane jusqu’aux magasins de souvenirs. « C’était un flux continu, confirme une commerçante. Aujourd’hui quand un client entre, il peut se passer deux heures avant qu’un autre client n’arrive. » Les États-Unis interdisent également aux Américains de se rendre à Cuba en voyage de groupe. En ciblant le secteur touristique, l’administration Trump proteste contre le soutien du gouvernement cubain au président du Venezuela, Nicolas Maduro. Conséquence : La Havane a revu à la baisse de 15% ses prévisions sur le nombre de touristes à Cuba en 2019. Le reportage à La Havane de Domitille Piron–‘—-‘– À la vieille Havane, plusieurs petites boutiques de souvenirs ont déjà dû se reconvertir. Sous< un soleil de plomb, devant le Capitole, un homme attend désespérément que des touristes montent dans sa Chevrolet de 1951 pour faire un tour de la ville. Il y a quelques années, il avait misé sur le secteur touristique en découpant la vieille voiture de son père pour en faire une décapotable. « C’est un gros investissement, mais on pouvait l’amortir à l’époque où il y avait beaucoup de touristes », explique-t-il. L’homme regrette les touristes américains, les plus généreux et les plus dépensiers, selon lui. Aujourd’hui, on ne travaille pas pour s’enrichir, mais pour survivre.Un travailleur indépendant dans le secteur du tourisme à Cubaà franceinfo De nombreux Cubains regrettent également l’époque de l’ex-président américain Barack Obama, quand le rapprochement entre Cuba et les États-Unis avait été porteur de beaucoup d’espoirs pour le secteur privé. C’est à cette époque, en 2015, que cette Cubaine s’était lancée dans la rénovation d’un immeuble à La Havane pour en faire un hôtel. Elle réfléchit aujourd’hui à diversifier son…

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  • C’est l’un des pays où l’accès à internet est le plus restreint au monde. Mais, quand il ne pleut pas, les parcs wifi de la Havane sont rarement vides, bien qu’une heure de connexion coûte un dollar, dans un pays où le salaire moyen est de 44 dollars.

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  • Elles sont jumelles, mais pourtant si différentes. Naomi Diaz et Lisa-Kaindé forment un duo complémentaire, Ibeyi.

    « Je suis sensitive, le rythme. Lisa, elle, réfléchit, c’est la mélodie. Tout ce que je suis, elle ne l’est pas, et tout ce qu’elle est je ne le suis pas. Et c’est ce qui fait qu’Ibeyi marche. C’est le juste milieu entre nous deux », témoigne Naomi Diaz. Les deux sœurs sont les filles d’Anga Diaz, un percussionniste du Buena Vista Social Club décédé lorsqu’elles avaient onze ans. Elles ont exprimé leur deuil par la musique.

    Cubain-contemporain

    Pour lancer leur carrière, c’est le producteur de la chanteuse Adèle qui les a repérées. « Notre premier album, on l’a écrit entre 14 et 18 ans, on était bébés. On avait besoin de faire cet album en hommage à notre famille », précise Lisa-Kaindé.

    Dans leurs nouvelles chansons, elles parlent de discrimination raciale, de la condition des femmes ou d’écologie. « On avait besoin de parler de ces sujets pour le deuxième album puisqu’on avait tourné pendant deux ans et vu la réalité du monde. On était arrivé à un moment ou ça devait sortir », avance Lisa-Kaindé. Leur musique est un trait d’union avec la tradition cubaine et des sons très contemporains.

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