Catégorie : Amériques

  • Plusieurs dizaines de personnes sont également blessées. Selon la présidence cubaine, les premières constatations révèlent « que l’explosion a été provoquée par une fuite de gaz ».

    Au moins vingt-deux personnes ont été tuées, vendredi 6 mai, en raison de la forte explosion, sans doute due à une fuite de gaz, qui a partiellement détruit l’hôtel Saratoga, dans le centre de La Havane, à Cuba. Quatre cadavres ont été sortis des décombres en début de soirée, a rapporté le journal télévisé, une heure après l’annonce d’un bilan officiel faisant état de dix-huit morts, dont un enfant, et de plus de cinquante blessés.

    Les autorités ont affirmé que des survivants se trouvaient sous les décombres et ont envoyé une brigade canine pour les chercher, notamment une femme avec laquelle les secouristes ont été en contact. « Jusqu’à présent, il y a soixante-quatorze blessés, dont malheureusement dix-huit sont morts », a déclaré lors d’une conférence de presse Julio Guerra, chef des services hospitaliers du ministère de la santé.

    La présidence cubaine a évoqué un bilan de soixante-quatre blessés et dix-huit morts. Un peu plus tôt, Miguel Garcia, le directeur de l’hôpital Calixto-Garcia, où une partie des blessés sont soignés, avait signalé que onze d’entre eux se trouvaient « dans un état extrêmement grave ».

    « Un enfant de 2 ans est en train d’être opéré d’une fracture du crâne », avait expliqué Miguel Hernan Estévez, directeur de l’hôpital Hermanos-Ameijeiras. De son côté, le premier secrétaire du Parti communiste à La Havane, Luis Antonio Torres Iribar, avait précisé à la mi-journée que « treize personnes [étaient] portées disparues » et estimé qu’il était « possible que d’autres personnes soient coincées » sous les décombres. Aucun étranger ne figure apparemment parmi les victimes, selon les autorités.

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  • Les secouristes cubains tentaient de retrouver des survivants dans les étages souterrains de cet établissement emblématique de La Havane, soufflé par une explosion probablement due à une fuite de gaz.

    Les secouristes cubains tentaient, samedi 7 mai, de retrouver des survivants dans les étages souterrains de l’Hôtel Saratoga, établissement emblématique de La Havane, soufflé la veille par une puissante explosion, qui a fait, selon un bilan établi le 8 mai, 31 morts. Quatre enfants et adolescents figurent parmi les victimes de cette explosion, probablement due à une fuite de gaz. Sur les 24 personnes hospitalisées, sept sont déclarées dans un état critique, six dans un état grave et onze moins sévèrement atteintes.

    Parmi les victimes se trouve une touriste espagnole de 29 ans qui se promenait près de l’hôtel, son époux également espagnol étant grièvement blessé. « Des nouvelles tragiques nous parviennent de Cuba », a tweeté le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez : « Une touriste espagnole est décédée et un autre citoyen espagnol est gravement blessé après l’explosion de l’Hôtel Saratoga. Toute notre affection aux familles et à toutes les victimes et blessés. Tout notre soutien aussi au peuple cubain. »

    Si aucun touriste ne se trouvait à l’intérieur de l’hôtel Saratoga, fermé depuis deux ans en raison de la pandémie, des ouvriers et employés étaient en train de préparer sa réouverture après travaux, prévue mardi prochain. « Au moment de l’accident, 51 employés travaillaient dans le bâtiment (…), dont onze sont décédés d’après ce que l’on sait pour l’instant, treize sont portés disparus, six sont hospitalisés et le reste a réussi à sortir à temps », a expliqué lors d’une conférence de presse Roberto Enriquez Calzadilla, porte-parole du groupe touristique Gaviota.

    Les recherches dans les étages supérieurs de l’immeuble n’ont permis de trouver ni corps ni survivants, a rapporté un pompier sur place. Elles se concentrent désormais dans les deux étages souterrains, dont l’accès est compliqué par la grande quantité de gravats, a constaté un journaliste de l’Agence France-Presse (AFP).

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  • Sur les cinquante et un employés présents au moment du drame, vingt-trois ont été tués, trois restent hospitalisés, vingt-deux sont sortis de l’hôpital et trois sont portés disparus.

    Le bilan de la violente explosion accidentelle au gaz, qui a soufflé, vendredi 6 mai, le célèbre hôtel Saratoga de La Havane est passé, mardi 10 mai, à quarante-deux morts, selon le ministère de la santé. En fin d’après-midi, dix-sept personnes étaient encore hospitalisées.

    Dans la matinée de lundi, les services de secours avaient annoncé avoir sorti quatre corps des décombres de l’hôtel, ce qui portait alors le bilan à trente-cinq morts. Les quatre corps retrouvés sont ceux d’employés de l’hôtel, selon l’Agence de presse cubaine (ou ACN, pour Agencia cubana de noticias, en espagnol).

    Selon le ministère du tourisme, cinquante et un employés se trouvaient à l’intérieur du bâtiment lorsque l’explosion s’est produite, apparemment causée par une fuite de gaz, alors que l’hôtel était approvisionné par un camion-citerne. Parmi les employés présents au moment du drame, vingt-trois ont été tués, trois restent hospitalisés et vingt-deux ont pu sortir de l’hôpital, a précisé mardi en conférence de presse Roberto Enrique Calzadilla, délégué de l’entreprise touristique Gaviota, détenue par l’armée cubaine. Trois employés restent portés disparus : « deux serveuses et un cuisinier », a-t-il précisé.

    Les recherches se poursuivaient, mardi en fin de journée, se concentrant dans les sous-sols de l’édifice, dont l’accès est compliqué par la présence de gravats. « C’est une étape très dangereuse, en raison de la concentration de débris et du risque d’effondrement », a précisé à la télévision d’Etat le colonel Luis Carlos Guzman, chef des pompiers.

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  • Luis Manuel Otero Alcantara est l’un des meneurs du mouvement d’opposition San Isidro, lancé en 2018. Maykel Castillo, dit « Osorbo », est, lui, un rappeur dont la chanson « Patria y Vida » est devenue un hymne contestataire.

    « Ils sont innocents et ne devraient pas passer une minute de plus en prison », a écrit, sur son compte Twitter, la militante cubaine d’opposition Anamely Ramos Gonzalez, en réaction aux réquisitions prononcées à l’encontre des artistes dissidents Luis Manuel Otero Alcantara et Maykel Castillo, emprisonnés depuis plusieurs mois.

    « Un mois environ après l’ouverture de la procédure orale, les demandes de peine contre Maykel et Luis ont été dévoilées. On demande dix ans contre Maykel et sept ans contre Luis », a fait savoir, jeudi 7 avril, le compte Facebook de Maykel Castillo, dit « Osorbo », l’un des deux opposants. Ce rappeur de 39 ans est le coauteur de la chanson controversée Patria y Vida, devenue un hymne des contestataires et considérée comme polémique pour sa référence au célèbre « La patrie ou la mort », lancé par Fidel Castro.

    Luis Manuel Otero Alcantara, 34 ans, arrêté le 11 juillet 2021 quand des milliers de Cubains ont déferlé dans les rues de l’île aux cris de « Nous avons faim ! » et « Liberté ! », est un des meneurs du mouvement contestataire San Isidro, lancé en 2018 en réponse à un décret officiel controversé réglementant le travail des artistes. Il a été désigné parmi les 100 personnalités de 2021 par le magazine Time, et prisonnier de conscience par Amnesty International.

    La Havane ne le considère pas comme un artiste, mais comme un agent au service des Etats-Unis qui tenterait de déstabiliser le gouvernement cubain. La justice lui reproche divers délits, dont une incitation à commettre un délit, un outrage aggravé et un désordre public, tous antérieurs au 11 juillet 2021.

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  • Les participants aux manifestations, particulièrement violentes ce jour-là, ont été condamnés pour « avoir commis et provoqué des troubles graves et des actes de vandalisme ».

    La Cour suprême de Cuba a annoncé mercredi 16 mars la condamnation à des peines de six à trente ans de prison pour « avoir commis et provoqué des troubles graves et des actes de vandalisme » de 128 Cubains qui avaient participé aux manifestations des 11 et 12 juillet 2021 dans deux quartiers de La Havane, Diez de Octubre et de La Guinera, considérées comme les plus violentes ces jours-là.

    Sur les 129 accusés, dont le procès s’est déroulé entre le 14 décembre et le 3 février, 128 ont été reconnus coupables de « sédition » et de « vol », et deux d’entre eux – Dayron Martin Rodriguez et Miguel Paez Estiven – ont été condamnés à trente ans de prison, a déclaré la Cour suprême (TSP), sans préciser l’âge des condamnés.

    Selon le communiqué de la TSP, les manifestants ont renversé des véhicules, notamment des voitures de patrouille des forces de l’ordre, et ont lancé des pierres, des bouteilles et des cocktails Molotov sur les installations de la police et les agents du ministère de l’intérieur, causant « des blessures (…) et des dégâts matériels importants ».

    Le gouvernement a annoncé le 25 janvier que 790 personnes, dont 55 âgées de moins de 18 ans, avaient été inculpées pour les manifestations de juillet. A cette date, 172 autres personnes avaient été condamnées.

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  • En 2017, les Etats-Unis avaient retiré plus de la moitié de leur personnel diplomatique de Cuba et suspendu leurs activités consulaires dans la capitale cubaine à cause d’un mystérieux mal qui touchait leurs fonctionnaires.

    Le consulat américain à Cuba va reprendre ses activités, a annoncé jeudi 3 mars Timothy Zúñiga-Brown, chargé d’affaires de l’ambassade des Etats-Unis à La Havane.

    « Nous sommes heureux d’annoncer que l’ambassade des Etats-Unis à La Havane va commencer la reprise limitée de certains services de visas pour les migrants, dans le cadre d’une extension progressive des services de l’ambassade », a déclaré le diplomate à la presse. « Les services de visas pour les migrants sont une voie sûre et légale pour la réunification des familles » séparées entre Cuba et les Etats-Unis, a-t-il insisté.

    Cette mesure, qui s’accompagnera d’un retour à Cuba d’un nombre plus élevé de diplomates américains, visera à « faciliter l’engagement diplomatique, l’engagement envers la société civile (cubaine) et une prestation plus large de services consulaires », a-t-il ajouté, sans donner de date précise.

    L’annonce survient alors que, sous l’effet de la pandémie et du renforcement des sanctions américaines, Cuba traverse sa pire crise économique en trente ans, poussant nombre d’habitants à chercher à émigrer à tout prix, certains par la mer, mais la majorité par l’Amérique centrale, pour remonter jusqu’à la frontière américaine.

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  • Pour le conseiller senior du think tank International Crisis Group Mariano de Alba, le positionnement des pays latino-américains dénote une volonté de ne pas se couper définitivement de l’Occident.

    Quatre pays d’Amérique latine – Cuba, Nicaragua, Bolivie et Salvador – se sont abstenus lors du vote à l’Assemblée générale de l’ONU de la résolution « agression contre l’Ukraine », adoptée à une majorité écrasante, le 2 mars. Quelques jours plus tôt, le doute planait encore concernant le Mexique, le Brésil et l’Argentine, notamment parce que Mexico maintient traditionnellement une politique de neutralité (la « doctrine Estrada »), et que Brasilia et Buenos Aires s’étaient abstenus de signer, le 25 février, une résolution de l’Organisation des Etats américains condamnant l’invasion russe en Ukraine.

    Les présidents argentin, Alberto Fernandez, et brésilien, Jair Bolsonaro, venaient en outre, début février, de rencontrer à Moscou leur homologue russe, Vladimir Poutine, dans une tentative de trouver de nouveaux marchés. Pour Mariano de Alba, conseiller senior du think tank International Crisis Group, le vote des pays latino-américains dénote une volonté, même de la part de soutiens historiques de Moscou comme Cuba ou le Nicaragua, de ne pas se couper définitivement de l’Occident.

    Les coûts politiques et économiques d’une abstention ou d’un vote négatif auraient été trop élevés. Bruxelles et Washington ont fait de gros efforts pour s’assurer du plus grand nombre de votes. Les relations commerciales et économiques de ces pays sont plus importantes avec les Etats-Unis et l’Europe qu’avec la Russie. Certes, depuis son arrivée au pouvoir, le président mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador, a tenté un rapprochement diplomatique avec Moscou, et il veut maintenir la neutralité et développer les liens économiques avec la Russie. Mais la délégation mexicaine à l’ONU a réussi à convaincre le pouvoir central à Mexico que l’invasion russe était une violation du droit international. Elle a utilisé pour cela la propre expérience historique du pays, qui a subi les invasions des Etats-Unis et de la France, pendant lesquelles elle a perdu une partie de son territoire.

    Au Brésil, Jair Bolsonaro veut, lui, essayer de limiter la perception grandissante selon laquelle il est de plus en plus isolé sur la scène internationale occidentale, surtout après que Donald Trump a quitté le pouvoir aux Etats-Unis. D’autant que Lula, lui, a été reçu dernièrement par les présidents français, espagnol, mexicain…

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  • Les deux dissidents avaient été arrêtés dimanche alors qu’ils se préparaient à gagner une église, manière pour eux de manifester.

    Berta Soler, dirigeante du mouvement dissident cubain Damas de Blanco (les Dames en blanc), et son mari Angel Moya, ont été libérés dimanche 13 février dans la soirée après avoir été arrêtés plus tôt dans la journée en sortant de leur maison, également siège du mouvement, a appris l’Agence France-Presse (AFP) auprès d’une de leurs proches.

    « Ils l’ont relâchée à 19 h 20 et lui à 19 h 25 [1 h 20 et 1 h 25 lundi heure de Paris] », a déclaré à l’AFP Marta Beatriz Roque, militante en faveur des droits humains et seule femme emprisonnée à la suite du « printemps noir » de 2003.

    Cette militante a précisé que Mme Soler avait été auparavant conduite à l’hôpital, où un médecin de garde lui a fourni un certificat médical confirmant son absence de blessures. Il y a une semaine, lors d’une arrestation similaire, « ils ont beaucoup frappé Moya et ils avaient porté plainte », a-t-elle expliqué.

    Mme Roque avait auparavant confirmé à l’AFP l’arrestation des deux dissidents alors qu’ils se préparaient à gagner une église de La Havane.

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