Catégorie : Amériques

  • Le groupe pharmaceutique BioCubaFarma va déposer un dossier auprès de l’agence onusienne pour faire reconnaître deux vaccins contre le Covid-19 et leur permettre une large commercialisation internationale.

    Cuba se prépare à jouer dans la cour des grands. La Havane doit en effet demander au début de mars à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) la « préqualification » de deux de ses vaccins contre le Covid-19, Abdala et Soberana 02, pour permettre leur reconnaissance internationale, a déclaré le directeur du groupe d’Etat BioCubaFarma, Eduardo Martinez, mardi 15 février.

    « Nous prévoyons d’envoyer le dossier à l’OMS dans les premières semaines de mars », a-t-il fait savoir. Le groupe BioCubaFarma a créé et fabriqué Abdala. Cuba a développé en tout trois vaccins contre le Covid-19, utilisés sur l’île ainsi que dans des pays comme le Venezuela, le Nicaragua, le Vietnam et l’Iran. Ces vaccins sont basés sur une protéine recombinante, la même technique utilisée par les entreprises américaine Novavax et française Sanofi.

    BioCubaFarma a informé l’OMS avoir mis au point un nouveau complexe industriel à Mariel, à 50 kilomètres à l’ouest de La Havane, pour fabriquer ses vaccins à une échelle industrielle, comme le requiert l’organisation. « Ils nous ont répondu d’envoyer le dossier et qu’ils viendraient effectuer l’inspection pour nous attribuer la préqualification lorsque le complexe serait opérationnel », a déclaré M. Martinez.

    « Nous pensons que [les vaccins cubains] seront reconnus sans aucun problème. Nous avons l’expérience et nous avons déjà eu d’autres vaccins [contre d’autres maladies] qui sont passés par ce processus de préqualification », a-t-il ajouté. Les vaccins cubains « ont prouvé qu’ils étaient sûrs », avec déjà 88 % de la population immunisée et l’épidémie sous contrôle localement.

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  • Le parquet général a reconnu que 790 Cubains, dont 55 mineurs, ont été inculpés pour « actes de vandalisme », « atteintes à l’autorité de l’Etat » et « graves altérations de l’ordre public »

    C’est un nouveau procès de masse qui s’est tenu à La Havane entre lundi 31 janvier et jeudi 3 février. Durant quatre jours, trente-trois Cubains ont été jugés pour « sédition » par le tribunal du quartier 10-Octobre. Ils sont accusés d’avoir participé à des actes violents – jets de pierre et de bouteilles et voiture de police endommagée – durant les manifestations qui ont secoué l’île le 11 juillet 2021. Ce jour-là, des milliers de personnes sont sorties spontanément dans les rues d’une cinquantaine de villes au cri de « Nous avons faim » et « A bas la dictature ». Le parquet a requis jusqu’à vingt-cinq ans de prison à leur encontre.

    La semaine précédente, les accusés pour « sédition » étaient au nombre de trente-neuf. Et mi-janvier, ils étaient cinquante-sept. Depuis le mois de décembre 2021, pas une semaine ne se passe sans que des procès contre des manifestants aient lieu à Cuba. A tel point que le régime de Miguel Diaz-Canel, qui avait reconnu un mort et des dizaines de blessés parmi les manifestants du 11 juillet, mais n’avait jamais quantifié le nombre de détentions, n’a finalement pas eu d’autre choix que de lever le voile sur l’ampleur de la répression qui s’est abattue sur l’île caribéenne, où les procès ne sont pas publics.

    Le 25 janvier, dans un communiqué publié dans le journal Granma, le parquet général a admis que 790 Cubains, dont 55 mineurs âgés de 15 à 18 ans, ont été inculpés pour « actes de vandalisme », « atteintes à l’autorité de l’Etat » et « graves altérations de l’ordre public » à la suite des manifestations les plus massives jamais enregistrées sur l’île depuis 1959. Dix mineurs de moins de 16 ans – âge à partir duquel s’applique la responsabilité pénale – ont par ailleurs été internés dans des « écoles de formation intégrale et de conduite ».

    Pour les ONG, il ne fait pas de doute que le régime cubain souhaite que les peines servent d’exemple et empêchent tout nouveau soulèvement dans le pays, alors que la colère gronde sur fond de pénuries d’aliments et de médicaments.

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  • Récit Article réservé à nos abonnés Pertes de mémoire, vertiges… L’ambassade américaine en France rattrapée par le mystérieux syndrome de La Havane Apparu à Cuba en 2016, ce mal dont la cause reste inconnue frappe des personnels diplomatiques américain et canadien à travers le monde. Attaque aux ultrasons ou psychose collective, les services de renseignement sèchent. Un premier cas présumé, recensé cet été à Paris, vient d’être révélé.

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  • Editorial du « Monde ». Cuba : rien à signaler, hélas ! En atteste le témoignage du dissident Yunior Garcia publié dans Le Monde du 22 décembre. Le jeune dramaturge, fondateur d’une plate-forme civique plaidant pour la démocratisation de l’île, a été réduit au silence puis poussé à l’exil, comme bien d’autres avant lui.

    Le remplacement en 2018 à la présidence du pays de Raul Castro par un apparatchik, Miguel Diaz-Canel, comme à la tête du Parti communiste cubain en avril de cette année, n’a en rien modifié la nature de cette dictature tropicale. En parallèle, le retour d’un président démocrate à la Maison Blanche ne s’est pas accompagné d’une ouverture similaire à celle courageusement esquissée par Barack Obama il y a tout juste six ans, le 17 décembre 2014. Donald Trump y avait mis fin prématurément et brutalement, empêchant d’en dresser le bilan à l’aune de résultats.

    Les circonstances, il est vrai, n’ont pas aidé Joe Biden. Aggravé par la pandémie de Covid-19, le marasme économique endémique qui sévit sur l’île a soulevé le 11 juillet une vague de protestations historiques, inédites par leur forme et leur ampleur, sévèrement réprimées par le régime. Joe Biden n’a eu d’autre choix qu’une condamnation assortie de sanctions.

    Ces dernières ne pouvaient être que symboliques, compte tenu de l’embargo imposé par les Etats-Unis, qui passera le cap de ses 60 ans en février. Le régime cubain y a répondu par un durcissement tout aussi mécanique, conforme à une partition usée à force d’avoir trop servi : celle qui fait de Washington la source unique de tous les maux du pays.

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  • Tribune. Le 11 juillet 2021, des milliers de Cubains ont manifesté dans les rues de plus de soixante villes aux cris de « La patrie et la vie », qui est aujourd’hui l’hymne à la liberté des Cubains contre le slogan castriste « La patrie ou la mort ». Aussitôt, le régime a organisé la répression, confirmant le caractère brutal de la dictature.

    L’injonction venait du président Diaz-Canel qui a ordonné à ses partisans d’affronter les manifestants, en déclarant : « L’ordre de combat est donné : révolutionnaires, descendez dans la rue ! », en leur répétant : « Nous convoquons tous les révolutionnaires du pays, tous les communistes. Qu’ils sortent dans la rue partout où vont se produire ces provocations, dès maintenant et tous les autres jours. Qu’ils affrontent les manifestants avec détermination, fermeté et courage ! »

    Des milliers de personnes ont été arrêtées, la police a tiré à balles réelles sur la foule, blessant plusieurs manifestants. On déplore la mort du chanteur Diubis Laurencio Tejeda, tué à l’arme à feu le 12 juillet par la police alors que les manifestants chantaient : « Que le sang ne continue pas à couler. Nous voulons penser différemment. Qui vous a dit que Cuba est à vous ? Cuba est à nous tous ! »

    Aujourd’hui, plus de quatre mois après cette manifestation, plus de six cents personnes ont été condamnées pour avoir manifesté pacifiquement. C’est le cas notamment de José Daniel Ferrer, président du Conseil pour la transition démocratique, arrêté en sortant de chez lui le 11 juillet et maintenu en prison depuis. Pour le même motif, beaucoup des manifestants ont été jugés arbitrairement et frappés de lourdes condamnations : entre dix et vingt-sept ans d’emprisonnement.

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  • L’île est secouée par des manifestations inédites contre le gouvernement. Le président Miguel Diaz-Canel a demandé à ses partisans de répliquer dans la rue.

    Excédés par la crise économique, des milliers de Cubains ont manifesté, dimanche 11 juillet, à travers le pays, aux cris de « Liberté ! » et « A bas la dictature ! ». Face à ces manifestations historiques, le gouvernement cubain s’est dit prêt à défendre la révolution « coûte que coûte », tandis que Washington a mis en garde La Havane contre tout usage de la violence.

    Pris par surprise par ce soulèvement qui a éclaté dans plusieurs villes du pays, dont la capitale, le président Miguel Diaz-Canel a appelé ses partisans à répliquer dans la rue. « L’ordre de combattre a été donné, dans la rue les révolutionnaires ! », a lancé, dans une allocution télévisée, le président, qui a accusé « la mafia cubano-américaine » d’être derrière ce soulèvement. « Nous appelons tous les révolutionnaires du pays, tous les communistes, à sortir dans les rues où vont se produire ces provocations, dès maintenant et les prochains jours. Et à les affronter de manière décidée, ferme et courageuse », a-t-il ajouté.

    « La révolution cubaine, nous la défendrons coûte que coûte ! », a clamé sur Twitter le vice-ministre des affaires étrangères, Gerardo Peñalver, en partageant une vidéo de partisans communistes défilant aux cris de « Je suis Fidel ! » tout en brandissant des drapeaux cubains.

    Les manifestations antigouvernementales ont commencé de façon spontanée dans la matinée, événement rarissime dans ce pays gouverné par le Parti communiste (PCC, unique), où les seuls rassemblements autorisés sont généralement ceux du parti. Au total, selon le site de datajournalisme Inventario, une quarantaine de manifestations, éparpillées sur tout le territoire, ont été recensées dimanche.

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  • Des milliers de Cubains sont descendus dans les rues de plusieurs villes de l’île tandis que le président Miguel Diaz-Canel invitait ses partisans à répliquer.

    Excédés par la crise économique, exaspérés par les pénuries et épuisés par les files d’attentes interminables devant des étals des magasins quasi vides, des milliers de Cubains ont manifesté, dimanche 11 juillet, à travers le pays, aux cris de « Liberté ! », « A bas la dictature ! » et « Nous n’avons pas peur ! ». Face à ces mobilisations historiques, le gouvernement cubain s’est dit prêt à défendre la révolution « coûte que coûte », tandis que Washington a mis en garde La Havane contre tout usage de la violence.

    Pris par surprise par ce soulèvement, qui a éclaté dans plusieurs villes du pays dont la capitale, le président Miguel Diaz-Canel a appelé ses partisans à répliquer dans la rue. « L’ordre de combattre a été donné. Dans la rue les révolutionnaires ! », a lancé, dans une allocution télévisée, le président, qui a accusé « la mafia cubano-américaine » d’être derrière ce soulèvement. « Nous appelons tous les révolutionnaires du pays, tous les communistes, à sortir dans les rues où vont se produire ces provocations, dès maintenant et les prochains jours. Et à les affronter de manière décidée, ferme et courageuse », a-t-il ajouté.

    Devant les journalistes, le président cubain a accusé une nouvelle fois les sanctions américaines d’être responsables de la crise : « Si vous voulez que le peuple aille mieux, levez d’abord l’embargo. » Miguel Diaz-Canel a toutefois reconnu que « des gens » étaient « venus manifester leur insatisfaction », parlant de « révolutionnaires désorientés ». Mais qu’ils étaient « nombreux », et lui « le premier, à être prêts à donner leur vie pour cette révolution », a-t-il assuré.

    Les manifestations antigouvernementales ont commencé de façon spontanée dans la matinée, événement rarissime dans ce pays gouverné par le Parti communiste (PCC, parti unique), où les seuls rassemblements autorisés sont généralement ceux du parti. Le site de datajournalisme Inventario a recensé au moins 25 rassemblements dans différentes villes de l’île. La plupart ont été diffusés en direct sur les réseaux sociaux, dans ce pays où l’arrivée de l’Internet mobile, en décembre 2018, a porté les revendications de la société civile sur la place publique de façon inédite. A partir de la mi-journée, l’accès à la 3G a d’ailleurs été coupé dans une grande partie du pays. Il n’a été rétabli qu’en milieu de soirée.

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  • Au lendemain de manifestations inédites, Miguel Diaz-Canel a accusé les Etats-Unis de mener « une politique d’asphyxie économique », tandis que Joe Biden l’a appelé à « entendre son peuple ».

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