Catégorie : économie

Economie de Cuba, embargo, évaluation des chiffres officiels

  • Le vice-ministre de commerce extérieur Antonio Luis Carricarte a annoncé que la balance commerciale a été composée à la fin de septembre 2005 de 23% d’exportations contre 77% d’importations. Il n’a pas donné de détails sur la valeur des volumes.

    Le volume total opéré en 2004 avait été de de $7.500 millions.

    Pour 2005 « les exportations montrent une certaine diminution, dû principalement à la diminution des ventes de sucre et leurs dérivés et à la diminution des prix du nickel sur le marché international, partiellement compensé par une hausse des exportations de tabac de 12%, ainsi que des produits non traditionnels (12%) », a déclaré Carricarte.
    Par ailleurs, le ministre a aussi indiqué une augmentation des importations de 34%

    Cuba est un des cinq fournisseurs de nickel les plus importants du monde. On extrait actuellement 76.900 tonnes de nickel chaque année, toutefois les cours pour le métal ont enregistré une baisse dans les derniers mois.

    Le nickel est devenu une ressource majeure du commerce extérieur cubain et constitue 46% du total exporté, a dit Carricarte.

    Quant au sucre, un produit lié à l’histoire de l’île, les autorités ont entamé une restructuration du secteur depuis 2002 avec la fermeture de la moitié des anciennes fabriques.

    En 2005 on prévoit une récolte de 1.5 million de tonnes de sucre, contre de 6 à 8 millions dans les années 80.

    Selon Carricarte, les destinations des exportations cubaines sont les mêmes que les années précédentes : La Hollande (28%), le Canada (20%), et le Vénézuéla (17%) ; ensuite l’Espagne (7%), la Chine (6%), la Russie (3%), la France (2%) et le Brésil (2%).
    Les pays qui exportent vers Cuba sont le Vénézuéla (22%), la Chine (10%), l’Espagne (8%), le Canada (8%), la Hollande (7%), les Etats-Unis (5%), le Brésil (4%), suivis du Vietnam, l’Italie et le Japon avec 3% chacun.

  • Les restrictions appliquées par les Etats-Unis au commerce avec Cuba compliquent les achats à ce pays, mais Pedro Alvarez a déclaré au correspondant d’ Associated Press que le gouvernement cubain n’a pas l’intention de suspendre ses achats aux Etats Unis.

    Pedro Alvarez, directeur d’Alimport, principale entreprise importatrice de l’île a déclaré avoir l’intention de signer pour 40 millions de dollars de plus de produits amércains avant la fin de l’année.

    La compagnie cubaine Alimport a aussi signé des contrats pour l’achat de riz du Vietnam par un total de de 67 millions de dollars ; lait en poudre de la Nouvelle Zélande par 35 millions ; viande et grains de la Chine pour 33 million et poulets brésiliens pour 25 millions, entre autres produits.

    Les agriculteurs américains et les membres du Congrès qui représentent les états agricoles, en majorité republicains, se sont transformés en les principaux promoteurs de la normalisation du commerce entre Cuba et les Etats-Unis.

    L’ embargo commercial appliqué à l’île depuis plus de quatre décennies est toujours en vigueur, mais une loi approuvée par le Congrès en 2000 permet la vente de produits alimentaires américains à Cuba, pourvu que le paiement soit effectué en espèces et au comptant.

    Des restrictions récentes imposent que Cuba paye le total de la facture avant que les produits sortent des ports amércains en direction de Cuba.

    Plus de 40 législateurs ont signé cette semaine une lettre dans laquelle ils demandenet la levée de ces restrictions, une initiative activement soutenue par le gouvernement cubain.

    Les membres du congrès ont indiqué que les ventes conclues avec Cuba jusqu’à août de cette année ont décliné 25% par rapport à la même période de du 2004.

    Cependant, Alvarez a déclaré que d’ici la fin de l’année, Cuba projette de dépasser les 474 millions de dollars qu’elle a consacrés l’année passée à l’achat de produits agricoles américains, y compris les charges et les commission élevées que perçoivent les banques pour envoyer les paiements par le biais de pays tiers.

    Alvarez a déclaré que, jusqu’au 10 novembre, Alimport avait déjà consacré 432 millions à l’achat de produits américains.

    En concluant la foire samedi, Cuba a signé des contrats avec des entreprises américaines pour acquérir 500.000 tonnes de maïs, 170.000 tonnes de produits de soya, 125.000 tonnes de blé et en quantités moins imporantes, du riz, poulets et pois chiches.

  • C’est une nouvelle donne qui pourrait ouvrir de nouveaux canaux de communication entre les deux pays : Cuba a accepté hier l’aide que les Etats-Unis lui avait offerte lundi pour assister les victimes de l’ouragan Wilma, qui a provoqué des dommages graves dans les provinces occidentales de l’île et à La Havane.

    « Je crois que c’est la première fois que [les] cubains ont acceptée une offre d’assistance, au moins dans la mémoire collective du Département de d’Etat », a affirmé Sean McCormack, porte-parole de cet organisme, pendant une conférence de presse.

    Bien que McCormack n’ait pas spécifié la quantité d’aide humanitaire que donnera les USA à l’île, un fonctionnaire du Département d’État avait déclaré mercredi au Nuevo Herald que l’offre initiale inclut des approvisionnements médicaux et d’autres articles nécessaires dans des cas d’urgence.

    McCormack a assuré que toute aide additionnelle dépendra de l’évaluation que feront les experts de l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID) sur le terrain.

    Une équipe de trois experts américains d’un bureau de l’USAID est prête à voyager à Cuba , pour évaluer les dommages causés par le cyclone et « recommander davantage d’assistance si nécessaire », a indiqué McCormack.

    Dans le cas de Cuba, l’assistance américaine est canalisé par le biais d’organisations non gouvernementales « indépendants », a spécifié le porte-parole.

    « Oui, nous pouvons converser avec eux [les experts de l’USAID], parce qu’il y a beaucoup de sujets sur lesquels nous pouvons converser pour nous aider mutuellement », a déclaré Fidel Castro dans une intervention télévisée, accompagné par la star du football argentin Diego Maradona.

    La nouvelle de l’acceptation de l’aide ont provoqué diverses réactions à Miami, où le sujet les relations entre Cuba et des USA a été toujours source d’interprétations opposées.

    « C’est une réponse surprenante. Je ne sais pas quelle est la raison pour laquelle le régime de Castro a changé son attitude, mais sûrement ce ne sera pas au bénéfice du peuple cubain », a affirmé Ninoska Pérez Castellón, porte-parole du Conseil pour la Liberté de Cuba. « Toute aide qui est envoyée à ce gouvernement ne va pas arriver à la population ».

    Pour sa part, le directeur exécutif de la Fondation Nationale cubano Américaine, Alfredo Mesa, a rappelé que cette organisation ne s’est jamais opposée à l’envoi d’aide humanitaire à Cuba, pourvu qu’elle soit canalisée par le biais d’organisations indépendantes dans l’île.

    « Il n’y a pas doute que derrière ce changement d’attitude il y a un message politique  », a affirmé Carlos Saladrigas, directeur du Groupe d’Études cubaines. »

    Pendant ce temps, des rapports diffusés hier depuis La Havane indiquaient que trois jours après le passage de Wilma, le Malecon présente un aspect dévasté.

    La mer a démoli 300 mètres du muret qui borde le Malecon, et a entraîné des blocs de ciment de jusqu’à 10 tonnes et a endommagé un secteur de 1.8 kilomètre, selon des estimations officielles préliminaires.

    Des grues et des motopompes industrielles travaillent jour et nuit pour extraire des dizaines de de milliers de mètres cube d’eau stockés dans les tunnels de Linea et de la Cinquième Avenue, de grandes artères habituellement très fréquentées pour desservir la circulation dans la capitale.

    La fourniture d’electricité a été rétablie dans une bonne partie de la ville, bien qu’avec des coupes intermittentes.

  • On le sait Cuba fait maintenant partie des destinations phares pour les célibataires (hommes et femmes) à la recherche d’aventures, le plus souvent payantes. La police a beau se montrer de plus en plus sévère avec les « jineteras », le phénomène réapparait dès que la pression se relache un peu.

    Pour le gouvernement c’est évidemment gênant de constater qu’il existe à Cuba, comme dans les autres pays pauvres d’Amérique Latine, des filles obligées de se prostituer pour survivre. Ca ne colle pas trop avec le « socialisme heroique » etc…



    Certes la prostitution n’a pas été inventée par Castro : elle existait déjà beaucoup sous Batista quand on disait « Cuba, bordel de l’Amérique ». Cette phrase maintes fois reproduite et un cliché qui n’a pas vraiment de fondement historique : le nombre de touristes américains sous Batista oscillait entre 250 et 300 000 par an. On est loin des hordes de touristes européens (près de 2 millions en 2004).



    Par conséquent si Cuba a jamais été un bordel, c’est aujourd’hui, bien plus que sous Batista. Pendant les années 1990 (de 1992 à 1995 en particulier), la prostitution était légale à Cuba, et les hotels de l’Etat cubain accueillaient sans sourciller les touristes « accompagnés » , moyennant un supplément qui allait directement dans les caisses de Castro : il y a eu, à cette époque un véritable proxénétisme d’Etat cubain, bien plus étendu que sous Batista.



    Mais il semble que lorsque le « client » est allemand, français ou espagnol, et sous Castro, c’est beaucoup moins grave que si il est américain et sous Batista.



    Aujourd’hui les Européens, les Canadiens et les Mexicains ont remplacé les Américains, mais le dollar fait toujours la loi sur les trottoirs de La Havane. Les cubains les appellent les « jineteras » (écuyères en espagnol) ou les « pingueros » (qui est à la « pinga » ce que le machetero est à la macheta) : de jeunes Cubaines et Cubains qui arpentent les alentours des hôtels à la recherche d’un touriste aux poches remplies de devises convertibles.



    Après avoir pratiqué pendant plusieurs années la politique de l’autruche le pouvoir tente aujourd’hui de reprendre les choses en main. Mais il paye au prix fort le laxisme des années précédentes qui a conduit au développement d’un tourisme bas de gamme : le pouvoir a tardé à interdire l’accès des prostituées aux hôtels jusqu’en 1995 et à démanteler les réseaux de proxénètes qui travaillaient avec des agences de voyages.


    Certes la perspective de gagner en une soirée le salaire de plusieurs mois continue à attirer beaucoup de cubaines (à Cuba le salaire mensuel et de 8 euros en moyenne, soit 5 centimes de l’heure environ) et de cubains vers le tourisme, mais la police procède désormais régulièrement à des rafles de grande envergure et embarque sans ménagement les suspects, réels ou supposés, en plein milieu des quartiers touristiques.



    Cuba a reconnu pour la première fois en 1999 l’existence d’une prostitution massive dans les rues de la Havane.



    Plusieurs milliers (au moins 7000 selon les chiffres officiels en 1998) de jeunes filles ont été arrêtées et détenues au « centre de réception et classification de la Havane ». La majorité originaires des provinces de l’île ont été réexpédiés manu militari dans leur foyer avec une « carta de advertencia » (avertissement sans frais) les plus récalcitrantes écopant d’un séjour dans une des prisons géantes des environs de La Havane ou dans un centre d’activité et de « rééducation à la campagne » véritables camps de travaux forcés.



    Des entreprises de promotion touristique ont aussi été sanctionnée pour avoir un peu trop axé leurs campagnes de promotions sur les charmes des jeunes cubaines.


    Par bien des cotés le jineterisme est une sorte paradigme de la société Cubaine des années 90 qui a décidé de vivre du tourisme et de l’argent des étrangers, autrefois vilipendé par le pouvoir.



    Le jineterisme, qui peut aller jusqu’au mariage avec un étranger pour pouvoir quitter le territoire, contient en lui même une forme de contestation de l’ordre socialiste : ceux qui le pratiquent vivent souvent en marge de la société et leur « travail » met au grand jour le phénomène de la « pyramide inversée ».

  • L’annonce a eu lieu pour la cloture de la XXV Foire Internationale de Tourisme 2005 qui a eu lieu cette semaine à La Havane avec la participation de professionnels du secteur de 44 pays.

    Les autorités du secteur ont souligné leur pari pour consolider le marché, diversifier le produit touristique de l’île des Caraïbes, et travailler pour augmenter la qualité du service cette industrie.

    Le Ministère du Tourisme cubain, a annoncé une augmentation de 8% des arrivées de touristes pour les quatre premiers mois de l’année, en comparaison avec une période égale de l’année précédente.

    Cuba a reçu 2.048.572 touristes en 2004, le chiffre plus élevé de son histoire. Le décollage de plusieurs marchés émetteurs, la diversification de l’offre, la conception de produits, la réorganisation et une forte politique de commercialisation, entre autres facteurs, ont contribué à ce résultat, selon les autorités touristiques cubaines. Si la tendance actuelle se poursuit pendant le reste de l’année, Cuba pourrait terminer l’année 2005 avec près de 2.200.000 touristes.

    Depuis 1990 le nombre de visiteurs qui voyagent à Cuba a été multipliée par six et les recettes de ce secteur par huit, considéré le plus dynamique de l’économie nationale, avec $2.000 millions de recettes brutes en 2004, selon des données officielles.

    Le tourisme a représenté l’année passée 41 pour cent des recettes de la balance de paiements de Cuba et de manière directe indirecte emploie quelque 200.000 personnes, neuf pour cent de la force de travail active.
    Le Canada est le premier des émetteurs de touristes vers Cuba, puisqu’il représente 40 pour cent des recettes.

  • La chaîne hôtelière espagnole Sol Meliá a reçu 227.796
    clients des 721.818 qui ont visité Cuba au cours du premier trimestre
    de l’année 2005, ce qui représente 31.58% du total des
    arrivées qui ont été enregistrées dans l’île entre janvier et mars 2005,
    sleon les informations données par le directeur Marketing et des Ventes de Sol Meliá à Cuba, M.Gabriel García.

    M.Gabriel García a précisé que les recettes par chambre ont augmenté de 15 pour
    cent , par rapport à la même période de l’année pécédente jusqu’à un total de 100 millions de dollars, avec un prix moyen de 77.38 dollars par séjour.

    De même, García a expliqué que le total des « nuits » enrgistrées dans les 21
    hôtels et resorts que gère Sol Meliá à Cuba a atteint
    1.292.671 ; et que le taux d’occupation moyenne a atteint le très bon chiffre de 83.76%.

    Les principaux pays qui ont contribué à ces
    résultats sont le Canada, l’Allemagne, le Royaume-Uni,
    l’Espagne, l’Italie, la France, la Russie et l’Argentine.

    Le directeur Marketing et Ventes a rappelé qu’en 2004 Sol Melia avait reçu 36
    pour cent des 2.048.572 de visiteurs qui ont voyagé à Cuba, en atteignant les 737.106 touristes, ce qui a engendré pour la compagnie des recettes de de 256 millions de dollars, en hausse de 19 pour
    cent par rapport à l’année 2003.

    García, a précisé que Sol Meliá Cuba parie sur un
    tourisme « intégral, diversifié et capable de satisfaire les espoirs
    de tous les segments du marché », et a fait référence à l’importance
    des marchés émergents comme la Chine et a avancé qu’à
    moyen terme il diffusera ses messages promotionnels dans des villes comme
    Pekin ou Shanghai.

    La chaîne hôtelière espagnole célèbre ces jours ci, ses 15
    années de présence à Cuba.
    Durant ces 15 années Sol Meliá Cuba est passé de de 608 à
    8.479 chambres, qui représentent 21 pour cent de des 41.296 qui
    existent pour les visiteurs étrangers à Cuba, et 45 pour cent des 18.991
    places hôtelières opérées par les 17 chaînes internationales
    présentes dans l’île.

  • Plutot ambigue, l’attitude de la France envers Cuba : après s’être tardivement émue des violations des droits des droits de l’homme à Cuba, la France était-elle vraiment obligée de se faire representer par un ministre pour inaugurer un banal salon commercial à Cuba ?

    La semaine dernière encore, Elizardo Sanchez, le dissident historique et défenseur des droits de l’homme à Cuba, dénonçait les arrestations massives de jeunes (plus de 400) en majorité noirs, sans qu’aucun délit n’ait été retenu contre eux. En effet à Cuba la loi sur la « dangerosité sociale » permet d’interner sans jugement quiconque se comporte de façon contraire « à la morale socialiste ».

    Le régime castriste s’est doté en 45 ans d’un véritable « goulag tropical », avec plus de 100.000 détenus aujourd’hui contre moins de 4.000 avant son arrivée au pouvoir.
    Président de la Commission cubaine pour les droits de l’homme et la réconciliation nationale (CCDHRN, interdite), Elizardo Sanchez Santa Cruz, lui-même ancien prisonnier politique, souligne l’hypertrophie du système carcéral cubain, passé de 14 prisons en 1958 à plus de 200 aujourd’hui.

    Au total, entre 0,7 % et 0,9 % de la population cubaine est sous les verrous, le taux d’enfermement le plus élevé du monde.

    Faut-il le rappeller : parmi les 75 dissidents et journalistes arretés en mars 2003, seulement une dizaine ont retouvé, provisoirement et pour raisons de santé, la liberté.

    « Le modèle du tout balnéaire est partout à bout de souffle », a diagnostiqué Léon Bertrand. Mais est ce que ce n’est pas plutôt le « modèle » socialiste cubain qui est au bout du rouleau ?

    Il faut une certaine dose de cynisme pour défendre le tourisme à Cuba, alors que les travailleurs qui servent les touristes y sont exploités comme nulle part ailleurs dans le monde : 210 pesos de salaires mensuels en moyenne, soit 8 euros environ, ou 5 centimes de l’heure.

    Lorsqu’un touriste déjeune à Cuba, il dépense entre deux et trois mois de salaire de la personne qui tavaille pour le satisfaire.

    En outre selon Reporters sans frontières,
    « La soixantaine de dissidents, dont 21 journalistes, emprisonnés depuis la vague répressive de mars 2003, sont eux aussi à bout de souffle. Confinés dans des cellules sans fenêtre, soumis à des conditions sanitaires exécrables, maltraités, mal nourris et mal soignés, ces prisonniers d’opinion ont quelques raisons de soutenir que le soleil cubain n’est plus ce qu’il était…/… Dommage donc, que la France, « invitée d’honneur » à Cuba, n’ait pas rappelé que dans l’île, l’hôtellerie n’a pas le monopole du « service » et de l’ « efficacité » et que des sites tels que la prison du Combinado del Este à La Havane ou de Kilo 8 à Camagüey font hélas, eux aussi, partie du « patrimoine ». Quant à la culture cubaine, elle ne se limite pas à la salsa, à la langouste et au cigare, mais en l’absence de liberté d’expression, ses autres richesses échappent largement au chaland touristique. »

  • Selon « el Universal », un des principaux quotidiens de Caracas, Il s’agirait de 30.000 médecins et de 5.000 formateurs sportifs cubains qui travailleraient dans des zones les plus pauvres du Vénézuela.

    Les accords passés entre le gouvernement de Fidel Castro et de Hugo Chavez, prévoient aussi la formation de 10.000 étudiants vénézuéliens dans des cours de médecine et d’infirmerie à Cuba.

    De même, ils stipulent la visite de cent mille Vénézuéliens pour recevoir un traitment de la vue dans des centres d’aide de Cuba. Les frais de ces traitements seront facturés sur le compte de Caracas, signale le journal. Selon  » el Universal », la quantité de conventions souscrites entre Chávez et Castro ont produit des problèmes administratifs dans la chancellerie de Caracas.

    Les conventions entre Cuba et le Venezuéla sont étendues dans les secteurs du pétrole, de l’agro-industrie, des infrastructures, aéronautique, douanier, entre autres, et elles aspirent à développer l’échange commercial des deux pays.

    Caracas et La Havane ont commencé à se rapprocher en octobre le 2000, quand Fidel Castro et Chávez ont signé un vaste accord de coopération, dans lequel le Venezuéla s’est engagé à vendre plus de 50.000 barils quotidiens de brut dans des conditions préférentielles à Cuba.

    Dans cet accord, Cuba s’engage à fournir l’assistance de ses experts dans des plans ou  » missions  » soutenues par Caracas envers les populations pauvres du Venezuéla.