Catégorie : économie

Economie de Cuba, embargo, évaluation des chiffres officiels

  • « Cette année nous pourrions atteindre 1 milliard de dollars dans le commerce avec Cuba » a déclaré Hugo Chavez dans un discours télévisé pendant une visite du Président chilien Ricardo Lagos.

    Lagos était à Caracas pour une visite de deux jours incluant la signature de divers accords d’énergie et de coopération ainsi que des entretiens entre les représentants chiliens et vénézuéliens d’affaires.

    Depuis sa prise de pouvoir en 1999, Hugo Chavez a considérablement renforcé les liens économiques avec Cuba. Le rapport entre les deux pays est principalement basé sur la vente de pétrole du Venezuela à Cuba, à des prix en dessous de ceux du marché, en échange de l’aide cubaine dans des programmes sociaux pour les pauvres du Venezuela.

    Les spécialistes agricoles cubains aident également le Venezuela a crée de petites fermes dans les secteurs ruraux.

    Le Venezuela a accepté en 2000 de commencer à vendre 53.000 barils par jour de pétrole brut à Cuba dans le cadre d’un plan de paiement préférentiel.

    Cuba a accepté de payer un minimum de 27 dollars par baril le pétrole vénézuélien, au début de cette année, mais beaucoup critiquent le gouvernement de Fidel Castro pour ses retards de paiement depuis la signature de l’accord.

    « Il y a une mauvaise rumeur qui dit que Fidel ne paye pas. Ce n’est pas vrai. Fidel paye » a déclaré Chavez, un des alliés politiques les plus proches de Castro.

    Le chef d’Etat vénézuélien a rencontré les représentants cubains d’affaires plus tôt cette semaine et planifie de se rendre à Cuba la semaine prochaine pour une réunion de développement des affaires entre les deux nations latino-américaines.

    Castro a récemment exprimé son optimisme sur l’état de l’économie cubaine, qui est basée principalement sur des relations commerciales améliorées avec le Venezuela et la Chine, le développement du tourisme, les mines de Nickel et la découverte récente de gisements de pétrole en mer.

  • On le sait Cuba fait maintenant partie des destinations phares pour les célibataires (hommes et femmes) à la recherche d’aventures, le plus souvent payantes. La police a beau se montrer de plus en plus sévère avec les « jineteras », le phénomène réapparait dès que la pression se relache un peu.

    Pour le gouvernement c’est évidemment gênant de constater qu’il existe à Cuba, comme dans les autres pays pauvres d’Amérique Latine, des filles obligées de se prostituer pour survivre. Ca ne colle pas trop avec le « socialisme heroique » etc…



    Certes la prostitution n’a pas été inventée par Castro : elle existait déjà beaucoup sous Batista quand on disait « Cuba, bordel de l’Amérique ». Cette phrase maintes fois reproduite et un cliché qui n’a pas vraiment de fondement historique : le nombre de touristes américains sous Batista oscillait entre 250 et 300 000 par an. On est loin des hordes de touristes européens (près de 2 millions en 2004).



    Par conséquent si Cuba a jamais été un bordel, c’est aujourd’hui, bien plus que sous Batista. Pendant les années 1990 (de 1992 à 1995 en particulier), la prostitution était légale à Cuba, et les hotels de l’Etat cubain accueillaient sans sourciller les touristes « accompagnés » , moyennant un supplément qui allait directement dans les caisses de Castro : il y a eu, à cette époque un véritable proxénétisme d’Etat cubain, bien plus étendu que sous Batista.



    Mais il semble que lorsque le « client » est allemand, français ou espagnol, et sous Castro, c’est beaucoup moins grave que si il est américain et sous Batista.



    Aujourd’hui les Européens, les Canadiens et les Mexicains ont remplacé les Américains, mais le dollar fait toujours la loi sur les trottoirs de La Havane. Les cubains les appellent les « jineteras » (écuyères en espagnol) ou les « pingueros » (qui est à la « pinga » ce que le machetero est à la macheta) : de jeunes Cubaines et Cubains qui arpentent les alentours des hôtels à la recherche d’un touriste aux poches remplies de devises convertibles.



    Après avoir pratiqué pendant plusieurs années la politique de l’autruche le pouvoir tente aujourd’hui de reprendre les choses en main. Mais il paye au prix fort le laxisme des années précédentes qui a conduit au développement d’un tourisme bas de gamme : le pouvoir a tardé à interdire l’accès des prostituées aux hôtels jusqu’en 1995 et à démanteler les réseaux de proxénètes qui travaillaient avec des agences de voyages.


    Certes la perspective de gagner en une soirée le salaire de plusieurs mois continue à attirer beaucoup de cubaines (à Cuba le salaire mensuel et de 8 euros en moyenne, soit 5 centimes de l’heure environ) et de cubains vers le tourisme, mais la police procède désormais régulièrement à des rafles de grande envergure et embarque sans ménagement les suspects, réels ou supposés, en plein milieu des quartiers touristiques.



    Cuba a reconnu pour la première fois en 1999 l’existence d’une prostitution massive dans les rues de la Havane.



    Plusieurs milliers (au moins 7000 selon les chiffres officiels en 1998) de jeunes filles ont été arrêtées et détenues au « centre de réception et classification de la Havane ». La majorité originaires des provinces de l’île ont été réexpédiés manu militari dans leur foyer avec une « carta de advertencia » (avertissement sans frais) les plus récalcitrantes écopant d’un séjour dans une des prisons géantes des environs de La Havane ou dans un centre d’activité et de « rééducation à la campagne » véritables camps de travaux forcés.



    Des entreprises de promotion touristique ont aussi été sanctionnée pour avoir un peu trop axé leurs campagnes de promotions sur les charmes des jeunes cubaines.


    Par bien des cotés le jineterisme est une sorte paradigme de la société Cubaine des années 90 qui a décidé de vivre du tourisme et de l’argent des étrangers, autrefois vilipendé par le pouvoir.



    Le jineterisme, qui peut aller jusqu’au mariage avec un étranger pour pouvoir quitter le territoire, contient en lui même une forme de contestation de l’ordre socialiste : ceux qui le pratiquent vivent souvent en marge de la société et leur « travail » met au grand jour le phénomène de la « pyramide inversée ».

  • Une trentaine de membres et d’amis de l’organisation de défense de la liberté de la presse ont pénétré dans l’enceinte du salon pour déployer des banderoles et coller des affiches demandant la libération de journalistes et blogueurs emprisonnés, devant les stands des trois pays. Les manifestants ont entouré de rubalise (ruban de signalisation) le stand de la Tunisie et accroché des souris informatiques à celui de l’Egypte. Le stand de Cuba a été recouvert de bandes noires symbolisant des barreaux de prison. Les militants de l’organisation portaient des tee-shirts « Cuba = prison », « Tunisie = terre de répression » ou encore « Egypte = ennemie d’Internet ».

    « Nous avons choisi ces pays car ils sont des ennemis de la liberté de la presse, mais également des destinations privilégiées des touristes. Nous souhaitons ainsi attirer l’attention des millions de vacanciers qui se rendent chaque année à Cuba, en Egypte ou en Tunisie sur la situation des professionnels de l’information qui y travaillent. Les touristes doivent connaître l’envers du décor. Derrière les plages et les palmiers, on cache des journalistes ou des blogueurs emprisonnés, des médias harcelés et des familles intimidées », a déclaré Reporters sans frontières.

    Quatre ans après la vague répressive de mars 2003, Cuba compte toujours 270 prisonniers d’opinion dont 25 journalistes, ce qui fait de l’île la deuxième prison du monde pour la presse après la Chine. La situation des droits de l’homme dans l’île n’a connu aucune amélioration, depuis que Fidel Castro a officiellement cédé les rênes de l’État à son frère Raúl, le 31 juillet 2006. La répression s’est même accentuée depuis l’automne dernier, avec une multiplication d’agressions, de perquisitions et de gardes à vue contre des journalistes indépendants.

    Les journalistes cubains indépendants, emprisonnés ou non, ont connu un mois de mars particulièrement éprouvant. Vingt d’entre eux, toujours détenus depuis le « printemps noir » de mars 2003 et condamnés à l’époque à des peines comprises entre 14 et 27 ans de prison, continuent de subir les mauvais traitements de leurs gardiens, alors que leur santé s’est nettement dégradée.

    Incarcéré à la prison de haute sécurité Kilo 8 à Camagüey (Centre-Est) et régulièrement frappé par le personnel pénitentiaire, Juan Carlos Herrera Acosta, de la Agencia de Prensa Libre Oriental (APLO), a entamé, le 7 mars dernier, une grève de la faim avec dix-sept autres détenus pour protester contre les conditions de détention. Son geste était également destiné à alerter sur son état de santé et ceux de ses collègues Alfredo Manuel Pulido López, de l’agence El Mayor et Normando Hernández González, directeur du Colegio de Periodistas Independientes de Camagüey (CPIC). Ce dernier, détenu à la prison Kilo 7 dans la même ville, est atteint de tuberculose et ne reçoit pas les soins requis. Il a refusé de s’alimenter depuis le 4 mars.

    Le 7 mars, Laura Pollán Toledo, épouse d’Héctor Fernando Maseda Gutiérrez, 64 ans, cofondateur de l’agence Grupo de Trabajo Decoro, s’est plainte auprès du ministère de l’Intérieur des conditions du transfert de son mari de la prison d’Agüica (Ouest) vers un hôpital où il devait être opéré. En état d’extrême faiblesse, le journaliste a été placé trois heures au mitard avant d’être enchaîné au moment du transfert. L’ordre aurait été donné par le capitaine Emilio Cruz Rodríguez, dont Laura Pollán Toledo a dénoncé le « sadisme ».

    Condamné en 2003 à 20 ans de prison, Ricardo González Alfonso, directeur de la revue De Cuba et correspondant de Reporters sans frontières, est toujours en salle de convalescence à l’hôpital militaire du Combinado del Este (La Havane), depuis les trois interventions chirurgicales qu’il a dû subir en décembre 2005.

    Arrêté et emprisonné depuis le 23 janvier 2007, Ramón Velázquez Toranso, de l’agence Libertad, a été placé le 3 mars dernier dans un camp de travaux forcés de la province de Las Tunas (Est). Sa femme et sa fille se sont vues répondre à leur demande d’explications que le transfert relevait d’un « ordre de la Sécurité de l’État ». Le journaliste purge une peine de trois ans de prison pour « dangerosité sociale pré-délictueuse ».

    Le 2 mars, Ahmed Rodríguez Albacia, de l’agence Jóvenes sin Censura, a été arrêté par la Sécurité de l’État alors qu’il se rendait à une exposition à La Havane avec un groupe de jeunes. Le jeune homme a été menacé d’emprisonnement par les fonctionnaires avant d’être relâché. Il avait déjà été détenu pendant vingt-quatre heures en septembre 2006, puis incarcéré dans les locaux de la Sécurité du 4 au 12 décembre dernier.

    Prix cyberliberté Reporters sans frontières – Fondation de France 2006, le directeur de l’agence Cubanacán Press, Guillermo Fariñas Hernández, a été agressé, le 2 mars, à Santa Clara par des officiers de la Sécurité de l’État, emmenés par le lieutenant Yuniel Monteagudo Reina, et quatre membres de l’Association des combattants de la Révolution cubaine. Brièvement détenu dans un commissariat de la Police nationale révolutionnaire (PNR), le journaliste souffre d’hématomes au visage et de contusions à la tête.

  • A l’hôtel Sevilla, un des établissements les plus renommés de La Havane, et géré par le groupe français Accor, on a choisi de ne pas renier son passé.
    Au contraire, les murs du superbe salon du rez de chaussée décorés d’azulejos à la Sévillane, sont ornés des clichés représentant les célébrités qui ont fréquentés l’établissement du temps de sa splendeur, c’est-à-dire avant 1959.

    Certains ont un casier judiciaire plus ou moins chargé. Al Capone et Santos Traficante sont là en compagnie de Graham Greene, Perez Prado, Gloria Swanson, Errol Flynn et Josephine Baker.

    A l’époque le cours du peso Cubain était aligné sur celui du dollar américain et les deux circulaient à parité. Aujourd’hui ce n’est plus le cas : il faut 26 pesos cubains pour avoir un dollar. A l’époque le Sevilla appartenait à Don Almeto Battisti, un mafioso notoire qui tenait aussi entre ses mains la très lucrative « bolita » (jeu de loterie) : pour espérer travailler au Sevilla, mieux valait être en bons termes avec l’organisation.



    Aujourd’hui, tout ça c’est du passé : la mafia italo-américaine à déserté les lieux et le Sevilla a été « nationalisé » par l’Etat Cubain qui en a confié la gestion au groupe hôtelier français Accor. Mais curieusement ce n’est pas Accor qui gère directement le personnel de l’hôtel, et pour espérer travailler dans un hôtel géré par une société étrangère, mieux vaut être en bon terme avec les cadres du parti qui examinent les candidatures.



    En effet, pour embaucher du personnel cubain, les entreprises étrangères doivent passer par une société cubaine (ACOREC, Agencia de contrataciones a representaciones comerciales) qui détient le monopole de la sous traitance pour toutes les sociétés étrangère opérant à Cuba.


    Barbarita, est serveuse à l’Hôtel Sevilla de La Havane, pourtant elle ne travaille pas officiellement pour Accor, son employeur de fait, mais pour ACOREC qui lui verse chaque mois un salaire de 210 pesos cubains (soit 8 dollars par mois).
    Pour le groupe français Accor, le salaire versé pour employer Barbarita est très supérieur : Accor doit régler chaque mois le salaire de son employée à ACOREC…. En dollars, augmenté d’un coefficient de 2,1 correspondant aux charges sociales, soit 441 dollars.

    En résumé, le sous traitant cubain touche 441 dollars et en reverse 8 au travailleur cubain : le reste soit 98% des sommes versées par Accor, part dans la poche de l’Etat Cubain.



    Un carambar et les remerciements du Parti, voilà à quoi se résume le « salaire » horaire d’un Cubain en 2005, « année de l’alternative bolivarienne pour les Amériques », selon la phraséologie en vigueur.



    Un système plus proche de la spoliation que de la sous-traitance, qui prend la forme d’une redevance versée par les investisseurs européens à l’Etat cubain pour avoir le droit de disposer de « sa » main d’œuvre, qui au bout du compte touche un salaire dont ne voudrait pas entendre parler un journalier du Gujarat.

    (En Inde le salaire horaire d’un travailleur non qualifié est de 0,5 dollar, 1 dollar pour un employé d’un centre d’appel. Sur la base de 140 heures par mois, le salaire moyen horaire d’un Cubain est de 6 cents de dollars, soit environ 5 centimes d’euros ).


    lire la suite sur le site du Point.fr

  • Sur place la vision de l’activité économique ne colle pas tout à fait avec cet optimisme de façade. Le niveau de vie des Cubains est toujours aussi bas (salaire mensuel moyen de 210 pesos, soit 8$) et les fondamentaux de l’économie cubaine toujours aussi mauvais.

    Par ailleurs les récentes mesures de recentralisation de l’économie sont le signe d’une reprise en main des « durs » du parti, opposé à toute libéralisation. Ce retour à l’orthodoxie socialiste met un point final aux timides réformes entamées pendant les années 1990.


    De fait c’est le tourisme qui est désormais devenu la locomotive de l’économie cubaine, tandis que la production de sucre est en pleine déconfiture : pas plus de 2,2 millions de tonnes prévus pour la récolte 2004/2005 (contre 6 millions dans les années 90).


    Cette année le nombre de visiteurs étrangers a augmenté de 7,6% dépassant pour la première fois la barre des 2 millions de visiteurs ( 2,05 millions) avec des revenus bruts de 2,02 milliards de dollars.


    Cuba peut aussi compter sur sa production minière, essentiellement de nickel, dont le pays est le cinquième producteur mondial (78.000 tonnes), alors que les cours sont à leurs plus hauts niveaux historiques. En 2004, le nickel a rapporté 880 millions de dollars en recettes d’exportation, trois fois plus que le sucre.


    Voilà pour les ressources de l’Etat cubain : pour les Cubains eux mêmes, la principale entrée d’argent vient souvent des « remesas », les envois d’argent de la famille à l’étranger, qui sont évalué entre 800 millions et 1,2 milliard de $ par an.


    Avec des salaires mensuels de l’ordre du pourboire (5$ pour un retraité 8$ pour un employé, 20$ pour un médecin ou un professeur d’université), mieux vaut avoir de la famille à Miami ou un « business » (le plus souvent illégal) avec les touristes.

    Depuis juin 2004 il y a aussi un impact négatif des mesures de rétorsion américaines prise par le gouvernement Bush en juin 2004. Les cubano-américains (120 000 visites à Cuba en 2003) sont moins nombreux puisqu’au lieu d’un voyage tous les ans, ils n’auront désormais le droit qu’à un voyage tous les trois ans.

    Plus d’un Cubain sur deux (55%, selon le CEPAL) vit à l’aide des envois d’argent, généralement en dollars, de sa famille exilée. La réévaluation du peso convertible annoncée le mois dernier entraîne une perte supplémentaire de 8%, plus la taxe de 10% imposée en octobre dernier, quand Fidel Castro a décrété la mise hors circulation du dollar.

  • L’année dernière, la production de sucre avait atteint les 2.5 millions de tonnes, selon des estimations officielles.

    Il est possible que l’actuelle récolte sucrière  »n’arrive pas à 1.7, peut-être 1.5 million de tonnes », a déclaré Fidel Castro, en se référant dans son discours le plus récent à l’impact de la sécheresse dans l’agriculture sucrière.

    Cette situation, indiquent les experts, pourrait compliquer les engagements contractuels de Cuba, dont la production doit garantir une consommation nationale de 700.000 tonnes et une quantité additionnelle pour remplir ses engagements avec l’extérieur, dont la quantité n’est pas publiquement connue.

    Cuba doit faire face aux effets accumulés de 10 années consécutives de sécheresse persistante, avec une recrudescence spéciale en 2003-2004 avec des pertes prévues officiellement de $834 millions, dans l’ensemble du secteur agricole.

    la sécheresse n’affecte pas seulement Cuba, mais d’autres pays
    sucriers comme l’Inde, la Thaïlande, l’Australie et l’Afrique du Sud
    qui enregistreront cette année des diminutions sensibles dans leurs
    productions par le manque de pluies.

    Des maisons de courtage internationales prévoient que pour la première fois
    depuis de nombreuses années la production mondiale restera sous la
    consommation, ce qui provoque déjà une hausse des prix
    du sucre, en dépit des grandes réserves existantes.

    Le Cuba, qui jusqu’en 1990 a été un grand exportateur de sucre, cherche maintenant à devenir un producteur efficace,
    avec des coûts rabaissés.

    Cuba a commencé en 2002 une restructuration de son industrie
    sucrière. Des 155 usines existantes alors, quelques 70 ont été démantelées et 62% de
    la terre consacrée à cette culture est passée à d’autres cultures,
    comme la production agro-alimentaire et forestière.

    Quelque 120.000 travailleurs du secteur ont été reclassés dans
    d’autres secteurs de l’agriculture ou ont été envoyés à des cours
    de requalification, sans perdre leur droit au salaire.

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    Sportif infatigable, lecteur insomniaque et curieux de tout, le président cubain Fidel Castro entretient soigneusement sa réputation d’homme à la vitalité à toute épreuve, mais tout ce qui touche à sa santé est couvert par une sorte de secret d’Etat. RSS Cuba
       
    Cuba annonce son bilan contre le trafic de drogueCuba annonce son bilan contre le trafic de drogue 

    04.10.04

    Cuba a rendu public pour la première fois le bilan de ses opérations antidrogue lancées il y a 18 mois, dans le souci manifeste de souligner que l’île communiste, au carrefour de la route des stupéfiants entre Amérique du sud et Etats-Unis, entend rester « propre ». RSS Cuba
       
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    L’écrivain et poète cubain Raul Rivero, directeur de l’agence indépendante Cuba Press, accusé d’attenter à la sécurité de l’Etat a été condamné lundi 7 avril à 20 ans de prison. RSS Cuba
       
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    Cuba aurait enregistré une croissance de 5% en 2004.Cuba aurait enregistré une croissance de 5% en 2004. 

    24.12.04

    L’économie cubaine a connu en 2004 une croissance de 5% malgré « une année de difficultés extraordinaires », a indiqué jeudi le ministre de l’Economie José Luis Rodriguez devant l’Assemblée nationale. RSS Cuba
       
    Raul Rivero raconte ses conditions de détentionRaul Rivero raconte ses conditions de détention  22.12.04
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    31 députés français interpellent l'Espagne à propos de Cuba31 députés français interpellent l’Espagne à propos de Cuba  20.12.04
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    Septième libération d'un dissident en une semaine à CubaSeptième libération d’un dissident en une semaine à Cuba  07.12.04
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    Libération d'au moins six dissidents du groupe des 75 arrêtés en 2003Libération d’au moins six dissidents du groupe des 75 arrêtés en 2003  29.11.04
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    Actuellement, 128 journalistes et 70 cyberdissidents sont emprisonnés à travers le monde. Des chiffres sans précédent (voir le détail sur www.rsf.org). Les plus grandes prisons de l’information sont la Chine (26 journalistes et 62 cyberdissidents), Cuba (26 journalistes) RSS Cuba
       
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    Le dollar disparait des transactions à CubaLe dollar disparait des transactions à Cuba  08.11.04
    Le dollar a vécu lundi son dernier jour à Cuba comme moyen de transaction, onze ans après sa réapparition dans l’ile communiste. RSS Cuba
  • Le « règlement pour les Relations avec le Personnel Étranger dans le Système de Tourisme », signé par le ministre Manuel Marrero, règle les relations entre le personnel cubain et les étrangers en se référant aux « principes éthiques, moraux et professionnels ».

    Les travailleurs  »limiteront  » leurs relations avec des étrangers  »à celles strictement nécessaires », et doivent être guidés par  »la fidélité à la patrie, à la légalité socialiste et à la politique du gouvernement », informe le nouveau règlement.

    Ils doivent aussi  »maintenir une surveillance permanente contre tout fait ou attitude préjudiciable aux intérêts de l’Etat  » et « communiquer immédiatement au niveau correspondant, les actions ou faits qui pourraient porter atteinte à la dignité, la sécurité et aux principes de notre Révolution « .

    Le travailleur cubain doit  »être discret et rationnel dans la transmission d’informations à sa portée  » et, pendant un processus de négociation ou collaboration avec des étrangers, doit acquérir  » l’information requise sur les personnes qui souhaitent collaborer avec Cuba ‘.

    En outre, ` »Ils doivent s’abstenir de diffuser, de propager ou d’émettre des opinions contraires au prestige du pays « .

    Depuis l’entrée en vigueur du règlement, le 19 février, les employés doivent informer leur supérireur hiérarchique, dans un délai maximum de 72 heures,  »de tout contact  » qui prétendrait aller à l’encontre de « son prestige et la morale révolutionnaires ».

    Dans la même ligne, la résolution ordonne que les réunions d’affaires avec des étrangers soient menées à bien en présence d’un témoin, et qu’elles n’aient pas lieu dans des hôtels ou des installations payées par des étrangers.

    Les invitations à des repas et à d’autres activités seront seulement acceptées quand elles seront en rapport avec le travail et doivent préalablement être autorisées.

    Le texte demande aux cubains de « pratiquer l’austérité, ne pas abuser du pouvoir ni de faire usage illégal des ressources « .

    source : el nuevo herald et agence EFE