Auteur/autrice : France Info

  • Vaccin contre le coronavirus. (STÉPHANIE BERLU / RADIO FRANCE)
    Sur l’île de Cuba, dans la course au vaccin contre le coronavirus, deux candidats prometteurs sont en phase d’essais cliniques : Soberana01 et Soberana02 (« Vaccin souverain » en français), développés par l’Institut de vaccination Finlay (IFV).
    Le premier achève la phase 1, le deuxième entre dans la phase 2, celle qui permet d’affiner les dosages et l’efficacité de la molécule. Tout sera bouclé dans six mois au plus tard, les autorités l’assurent, et la vaccination des 11 millions d’habitants pourra commencer.
    He pensado mucho en estos días en el año que termina, el año más duro en varias décadas para #Cuba y el mundo, reflexionó @DiazCanelB, y ustedes han sido parte de la gran familia cubana, esa que ha resistido con creatividad pese a las restricciones https://t.co/9KgJg5EHFF — Periódico Granma (@Granma_Digital) December 29, 2020
    Dans ce tweet posté par l’organe officiel du Comité central du parti communiste de Cuba, Miguel Diaz-Canel, le président explique : « J’ai beaucoup réfléchi ces jours-ci à l’année qui se termine, l’année la plus dure depuis plusieurs décennies pour Cuba et le monde, et vous avez fait partie de la grande famille cubaine, celle qui a résisté de manière créative malgré les restrictions. »  

    Ces avancées médicales ont même fait dire ce mardi 29 décembre au chef de l’Etat que Cuba est « le seul pays du tiers monde à disposer d’un vaccin en phase aussi avancée ». Le seul aussi de toute l’Amérique latine.
    Peu de morts du coronavirus
    Pourtant, Cuba est épargnée par le coronavirus : le nombre de cas y reste faible (même s’il est un peu remonté à la faveur de la réouverture des frontières) : 143 décès depuis le début de l’épidémie, c’est l’un des chiffres les plus bas dans le monde. 
    Des négociations sont d’ailleurs en cours pour effectuer la phase 3 de Soberana 2 dans d’autres pays, étant donnée la faible prévalence de Covid-19 parmi la population cubaine. 
    Dans ces circonstances, pourquoi produire plutôt qu’acheter un vaccin ? C’est à la fois une question…

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  • Monnaie cubaine. (PHILIPPE TURPIN / MAXPPP)
    Les 11 millions de Cubains ont surnommé ce 1er janvier 2021 « El dia zéro » (le jour zéro). À la fois le Jour J et le jour à partir duquel tout va repartir sur de nouvelles bases. Depuis 26 ans, l’île communiste des Caraïbes vit avec deux monnaies : le peso convertible, aligné sur le dollar, et le peso cubain, utilisé dans la vie de tous les jours et d’un niveau beaucoup plus bas. À partir de demain, c’est fini. Cette mesure, appelée la « unificacion monetaria » (l’unification monétaire), était annoncée depuis 2013. C’est dire s’il y a eu des hésitations et des atermoiements.
    Concrètement, le peso convertible va totalement disparaître d’ici juin prochain et il n’y aura donc plus qu’une monnaie, le peso cubain. Taux de change de départ : 24 pesos pour un dollar. Le calendrier retenu peut surprendre : Cuba va très mal économiquement, entre embargo américain et chute du tourisme avec la pandémie de Covid-19 : le Produit intérieur brut a reculé de 8% cette année. Mais le pays a tellement besoin de devises qu’il ne pouvait plus repousser cette réforme, même si elle est financièrement risquée.  
    Le prix du pain multiplié par 20, le salaire minimum par cinq
    Concrètement, cela va tout changer sur les prix et sur les salaires et dans des proportions inouïes ! Quelques exemples : le pain, dont le prix n’a pas varié à Cuba depuis 40 ans, va coûter 20 fois plus cher ! Le riz, le lait, l’essence, les transports, l’eau, le gaz, l’électricité, tout va augmenter de façon vertigineuse. Puisque tout était artificiellement subventionné par l’Etat. Pour faire face à cette situation, les salaires et les retraites, fixées par les pouvoirs publics, vont également augmenter : retraites multipliées par six, salaire minimum multiplié par cinq. Pas sûr que ça suffise, notamment pour les plus pauvres, à un moment où le pays souffre en plus de nombreuses pénuries. Les files d’attente devant les magasins sont souvent très longues. Et puis nul ne sait vraiment jusqu’à quel point l’inflation sera…

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  • L’île a enregistré jeudi le chiffre record de 217 cas de Covid-19, dont 101 importés, soit « le chiffre de contaminations le plus élevé depuis le début de l’épidémie », selon le journal du parti communiste cubain (PCC) au pouvoir.

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  • Le ministère cubain de la Culture a initié samedi à La Havane un dialogue avec de jeunes artistes qui « n’ont pas compromis leur oeuvre avec les ennemis de la révolution », en marginalisant les tenants d’une plus grande liberté d’expression.

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  • « Courage » : c’est le mot d’ordre principal de l’artiste Mr Myl à Cuba. Il l’a peint sur un mur à La Havane. « Le mot courage est un message puissant, non ? Il raisonne en nous. Je l’écris mais ce que j’aime, c’est que les gens l’interprètent librement. Maintenant, avec la pandémie ou sans la pandémie, à Cuba il faut vivre avec courage tout le temps », explique-t-il.
    Des messages de soutien aux soignants
    Alors que l’épidémie de coronavirus touche encore le pays, certains habitants ont souhaité réaliser des graffitis pour rendre hommage au travail des soignants. « Avec ces fresques, nous remercions les médecins cubains, les médecins du monde entier, leurs assistants et les bénévoles », explique Sekou Sarrias, musicien à l’origine du projet Color Cojimar. Il faut malgré rester prudent. Les espaces publics de Cuba sont toujours très contrôlés, tous les messages ne sont pas tolérés.

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  • Depuis le début de l’épidémie en Amérique latine, Cuba envoie ses médecins dans les pays du continent. Mais pour autant, la vie sur l’île communiste est de plus en plus dure. En cause : le blocus imposé par les États-Unis qui a redoublé d’intensité alors que la pandémie devenait mondiale. Le gouvernement de Donald Trump va même jusqu’à empêcher les importations de matériel médical, comme des médicaments et des respirateurs, à son voisin insulaire.

    « Le régime de La Havane tente de tirer profit du Covid-19 »

    L’aide médicale cubaine est notamment critiquée par le gouvernement des États-Unis. « Nous avons remarqué comment le régime de La Havane tente de tirer profit du Covid-19. Les gouvernements qui acceptent les médecins cubains doivent payer ces médecins directement, sinon ils financeront un régime qui se fait de l’argent grâce au trafic d’êtres humains », a déclaré le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo.

    JT de 20h du jeudi 30 avril 2020 L’intégrale

    1 Déconfinement : la carte de l’épidémie par département a été dévoilée

    2 11 mai : quelles différences entre les départements verts et rouges ?

    3 Vacances d’été : adieu la plage ?

    4 Retour à l’école : les consignes du gouvernement sont arrivées

    5 Déconfinement : le plan de la SNCF pour la sécurité des voyageurs

    6 Transports : « S’il vous plaît, venez avec un masque », implore le président de la SNCF

    7 Confinement : des commerçants se mettent à la livraison pour rester en vie

    8 Coronavirus : le Covid-19 sera-t-il classé maladie professionnelle ?

    9
    Maladies chroniques : le cri d’alarme des médecins généralistes

    10 Coronavirus : Bercy crée une cellule contre les arnaques aux masques

    11 Coronavirus : les bénévoles de la Protection civile ont besoin d’aide

    12 Fleury-Mérogis : la prison au temps du Covid-19

    13 Épandages : tensions avec les riverains confinés

    14
    Vrai ou Fake :…

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  • Une mobilisation maintenue malgré le confinement. Devant le parlement d’Athènes (Grèce), plusieurs militants manifestent. Ils portent tous un masque et respectent scrupuleusement les distances de sécurité. Malgré ce cortège inédit, ils entendent bien faire valoir leurs revendications. Comme en Grèce, la santé était au coeur des revendications de manifestants sud-coréens, venus se regrouper à Séoul, vendredi 1er mai.

    À Cuba, La Havane anormalement vide

    « Notre gouvernement est convaincu que nous avons le meilleur système de désinfection contre le Covid-19 au monde. Mais nos travailleurs précaires ont le choix entre risquer leur vie pendant la pandémie ou ne pas gagner assez d’argent pour vivre », lance un syndicaliste sud-coréen. Dans les rues de la Havane, à Cuba, seul l’hymne nationale se fait entendre. Cette année, la place de la Révolution était anormalement vide.

    Le JT de 23h de franceinfo du vendredi 1 mai 2020 L’intégrale

    1 Déconfinement : le gouvernement rebat ses cartes

    2 Fête du Travail : confinés mais mobilisés

    3 Coronavirus : le jour d’après selon Edwy Plenel

    4
    Retour à l’école : le lourd poids de la responsabilité

    5 Coronavirus : la santé mentale en questions

    6 Loire : des traitements préventifs contre le coronavirus testés

    7 Etats-Unis : des militants armés contre le confinement

    8 Coronavirus : comment le déconfinement est-il géré à l’étranger ?

    9
    Eurozapping : tests à grande échelle au Royaume-Uni ; les églises rouvrent en Allemagne

    10 Coronavirus : un mariage en plein confinement

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  • Des médecins cubains arrivent en Afrique du Sud pour combattre l’épidémie de coronavirus, le 27 avril 2020 (JACOLINE SCHOONEES / DIRCO)

    Le 1er-Mai est un jour tellement particulier à Cuba que les autorités ont préféré prendre de l’avance. Le traditionnel défilé des travailleurs cubains a été annulé il y a un mois, pour être sûr que personne ne s’y présenterait. À La Havane le 1er-Mai, il peut y avoir jusqu’à un million de personnes défilant dans les rues, en tous cas d’après les chiffres officiels. C’est la plus grande  manifestations du régime cubain, depuis la prise du pouvoir par Fidel Castro, en 1959. Signe que l’heure était grave, l’ordre est venu du Premier secrétaire du comité central du Parti communiste cubain, Raul Castro lui même.

    Pas de défilé mais des applaudissements pour les soignants 

    Pas de défilé du tout, donc, cette année. Mais la centrale des travailleurs, qui organise chaque année le défilé monstre de La Havane, qui donne lieu à des discours interminables, va décorer la ville. Il va y avoir des drapeaux aux murs des bâtiments officiels, et des applaudissements. En fait, les Cubains vont surtout féliciter, comme un peu partout dans le monde, leurs médecins. La crise du coronavirus a obligé les Cubains à rester chez eux, mais ils ont bénéficié d’un système de santé qui fonctionne. Alors que le pays est pauvre et manque de tout, la médecine est réputée, et le pays a été félicité par l’OMS. À ce jour, Cuba compte 43 décès et seulement 1 300 cas de contamination. Et le réseau de médecins, à la fois dans les villes et les campagnes, a permis de faire tenir le système hospitalier.

    Des médecins cubains au chevet de nombreux pays

    Ce sont aussi ces médecins que les Cubains sont appelés à applaudir pour ce 1er-Mai. Cette internationale médicale date aussi de la révolution de Castro. Les médecins sont réputés, et sont l’une des premières sources de revenus du régime : en ce moment, 200 d’entre eux sont en Afrique du Sud pour aider à lutter contre la pandémie, 250 en Angola, mais aussi…

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