Étiquette : Venezuela

  • Caracas a réagi de manière très virulente à l’accueil réservé par Bogota au chef de l’opposition vénézuélienne, Henrique Capriles Radonski. Ce dernier, qui conteste le résultat de l’élection présidentielle du 14 avril, a été reçu par le président colombien Juan Manuel Santos. Au Venezuela, Diosdado Cabello, président de l’Assemblée nationale et rival du président Nicolas Maduro, a accusé le président colombien de « mettre une bombe sur les bonnes relations » entre les deux pays, qualifiant M

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    Le torchon brûle entre la Colombie et le Venezuela

  • Juan Manuel Gomez Robledo, 54 ans, est sous-secrétaire aux affaires multilatérales et aux droits de l’homme au ministère mexicain des relations extérieures.

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    Le Mexique reprend l’initiative sur le désarmement et les droits de l’homme

  • L’impuissance de la communauté internationale face à la crise syrienne est bien reflétée par la division de l’Amérique latine aux Nations unies. Mercredi 15 mai, l’Assemblée générale de l’ONU a voté une nouvelle résolution non contraignante sur la Syrie, approuvée par 107 pays sur les 193 membres. Douze Etats ont voté contre et 59 ont préféré s’abstenir.

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    La Syrie divise les Latino-Américains

  • Reporters sans frontières demande aux autorités de faire toute la lumière sur les circonstances de l’assassinat de Pierre Fould Gerges, 48 ans, vice-président du quotidien Reporte de la Economía, tué par balles à Caracas, le 2 juin 2008. En l’absence de mobile établi, certains indices suggèrent que la victime a été confondue avec son frère, Tanous Gerges, président du média et cible de menaces à répétition depuis plusieurs mois. (suite…)

  • Jorge Aguirre, photographe de presse travaillant pour El Mundo, avait été tué à bout portant par un ex policier en 2006. Il a été reconnu coupable et condamné à 15 ans de prison. (suite…)

  • La défaite de Chavez au référendum du 2 décembre est certes une bonne chose car elle porte un coup d’arrêt à la dérive autocratique de l’actuel gouvernement. Mais elle ne règle pas les problèmes à venir d’une société qui reste très polarisée. Ce revers pour Hugo Chavez est sans doute un tournant parce que c’est la première élection perdue depuis son arrivée au pouvoir en 1998. Le gouvernement et l’opposition vont devoir tenir compte de l’avis des électeurs (très partagé, car le Non l’a emporté de justesse) et tenir un discours d’apaisement et de recherche de dialogue.

    (suite…)

  • Chavez a t-il été pris à son propre piège ? A force de vouloir faire plébisciter toutes les étapes de sa marche vers la dictature et le pouvoir d’un seul homme, le voilà obligé de reconnaitre sa première défaite.

    Cette possibilité, de pouvoir dire « Non » tout simplement, est une des caractéristiques essentielles de la démocratie : une possibilité que les Cubains n’ont pas eu depuis 1959. Ce refus des vénézueliens de signer un chèque en blanc à un caudillo, si populaire soit-il parmi les couches populaires, est sans doute une étape importante dans la « gauchisation » de l’Amérique latine. Car on ne peut pas s’empecher de noter les nombreuses similitudes entre l’évolution de Cuba dans les années 60 et celle du Venezuela d’Hugo Chavez.

    Autoritarisme rampant, censure des medias, collectivisation progressive, et hystérie anti américaine. Création d’un parti unique pour monopoliser l’Etat et la société. Course aux armements plutôt que pour résoudre les graves problèmes économiques et sociaux de la société vénézuélienne. Création d’ une milice de centaines de milliers de personnes pour contrôler la société. Utilisation de la menace et de la violence comme moyen ordinaire de faire de la politique.

    Sans parler de l’exil massif des habitants : les Vénézueliens ont encore une chance que les Cubains ont perdu depuis longtemps, ils peuvent voter avec leurs pieds. Encore une des caractéristiques de ces « paradis » socialiste, ou en voie de le devenir : le désir d’un nombre sans cesse croissant de personnes de fuir, jusqu’à ce qu’il reste que ceux qui n’ont pas d’autres choix de rester et d’attendre.

    Les statistiques officielles sont muettes sur le sujet, mais selon des estimations, plus d’un million et demi de Vénézuéliens, sur une population de 27 millions, vivraient désormais à l’étranger.

    estime un article de Libération

    D’ailleurs que serait aujourd’hui Cuba sans l’avalanche de pétro dollars en provenance du Venezuela ? L’économie cubaine reste plus que jamais prisonnière d’un socialisme hyper-bureaucratisé et vivote toujours grâce aux dollars des touristes et des familles exilées aux Etats Unis. Le Venezuela et son pétrole ont remplacé le puissant allié soviétique pour maintenir sous perfusion une économie de pénurie.

    Le Venezuela fournit à Cuba 100.000 barils de pétrole par jour soit l’équivalent de près de 2 milliards de dollars par an à des conditions très préférentielles. Un quart de ce montant est payable avec un crédit sur 15 ans à un taux de 2%, et le reste par l’exportation de « services » cubains au Venezuela (environ 23600 médecins cubains seraient présents au Venezuela). Cette coopération économique comporte aussi un volet politique important et même policier : Cuba et le Vénézuela ont signé une convention autorisant les juges, et policiers de la sécurité de l’État cubain, à agir en territoire vénézuélien. La police cubaine pourra donc interroger, rechercher, et même arrêter des Cubains au Venezuela où résident plus de 30000 exilés cubains.

  • C’est finalement le seul véritable enjeu de ce référendum, qui institue sans le dire une dictature marxiste au Vénézuela. Hugo Chavez n’est pas le général de Gaulle, et a aucun moment il n’a dit qu’il démissionnerait si le « non » l’emportait au référendum qu’il a lui même organisé.

    Chavez a été élu en 2006 pour un  mandat de six ans, par conséquent il est assuré de rester au pouvoir jusqu’en 2012, et peut être 2013 puisque la nouvelle constitution prévoit de porter le mandat présidentiel à sept ans au lieu de six. Mais là n’est pas l’enjeu essentiel de cette réforme qui vise à concentrer tous les pouvoirs dans les mains d’un seul homme et d’un seul parti.  Ca vous rappelle quelques chose ?

    Le 2 décembre est décidément un jour favorable pour les dictateurs : ce même jour le président cubain Fidel Castro a été choisi comme candidat pour être député de Santiago de Cuba (c’est sa circonscription, même s’il n’y met plus les pieds depuis longtemps) , ce qui lui permettra de se présenter au scrutin présidentiel prévu au plus tard le 5 mars 2008.

    Sa désignation à l’unanimité (ça va de soi à Cuba, tous les votes sont toujours à l’unanimité, on va pas s’embêter avec les chicaneries de la démocratie « formelle ») et par acclamation, a été ovationnée aux cris de « Vive Fidel, Vive le Commandant en Chef » par les délégués de l’assemblée municipale de Santiago de Cuba, à 900 kms à l’est de La Havane.

    Le parallèle avec la situation au Vénézuela est frappant : au delà des ressemblances entre les deux personnages, il y a une volonté claire de la part de Chavez de copier le « modèle » cubain. Mais pour le moment Chavez se soucie encore des apparences un peu plus que Fidel Castro, et il veut que sa dictature soit formellement approuvé par les urnes, un risque que le dirigeant cubain n’a jamais accepté de prendre. Si les électeurs disent « oui » à sa réforme, Chavez pourra se représenter à la présidence en 2012,  et ensuite à vie, ce que la Constitution l’empêche de faire aujourd’hui.

    Les 69 amendements constitutionnels prévoient également des dispositions pour créer des formes de propriété collective, la suppression de l’indépendance de la Banque centrale, ou encore la nomination directe de responsables provinciaux et municipaux par le président.

    Pour l’organisation non gouvernementale Human Rights Watch, basée aux Etats-Unis, ces réformes menacent les droits fondamentaux. L’ONG critique notamment une disposition permettant au chef de l’Etat de déclarer l’état d’urgence pour une durée illimitée, pendant laquelle des suspects pourront être détenus sans inculpation formelle et la presse sera censurée.