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Amériques

Un journaliste exécuté par balles au Venezuela

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Reporters sans frontières demande aux autorités de faire toute la lumière sur les circonstances de l’assassinat de Pierre Fould Gerges, 48 ans, vice-président du quotidien Reporte de la Economía, tué par balles à Caracas, le 2 juin 2008. En l’absence de mobile établi, certains indices suggèrent que la victime a été confondue avec son frère, Tanous Gerges, président du média et cible de menaces à répétition depuis plusieurs mois.

“Il est évidemment trop tôt, à ce stade de l’enquête, pour lier cet assassinat à la profession de la victime. Nous espérons cependant que la piste professionnelle fera l’objet d’une attention particulière, compte tenu des menaces visant Tanous Gerges, frère du défunt et président du quotidien, et des sujets sensibles traités dans les colonnes de Reporte de la Economía. Nous exprimons tout notre soutien à la famille Gerges et aux employés de Reporte de la Economía“, a déclaré Reporters sans frontières

Le 2 juin 2008, vers 17h30, Pierre Fould Gerges a quitté le siège de Reporte de la Economía, à Caracas, au volant de la voiture de son frère, Tanous Gerges, président du quotidien. Peu après, son véhicule a été intercepté dans le quartier de Chuao, dans le sud-est de la capitale, par deux individus circulant à moto, qui ont ouvert le feu dans sa direction à dix-sept reprises. La victime, atteinte au cou et à la poitrine, est décédée sur le coup.

D’après les premiers éléments de l’enquête, cet assassinat est l’¦uvre de tueurs à gages qui auraient pris Pierre Fould Gerges pour son frère. L’avocate de Reporte de la Economía, Giselle Suárez, a corroboré cette thèse, rappelant la ressemblance physique entre les deux hommes et soulignant le fait que Tanous Gerges est la cible de menaces répétées depuis plusieurs mois, la plupart adressées par courrier électronique. Selon Giselle Suárez, les autorités n’auraient pris aucune mesure pour assurer la sécurité du directeur du quotidien. Néanmoins, les enquêteurs ont annoncé la mise en place d’un dispositif de protection en faveur de la famille Gerges. L’avocate a ajouté que la dernière menace, reçue deux semaines avant le crime, faisait allusion à la rétribution d’un tueur à gages, tout juste sorti de prison.

Quotidien entièrement dédié, comme son nom l’indique, aux questions économiques, Reporte de la Economía a récemment consacré plusieurs articles à des affaires de corruption.

Amériques

Impasse mortifère à Cuba: les capacités de survie de la dictature cubaine ne doivent pas être sous-estimées

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Editorial du « Monde ». Cuba : rien à signaler, hélas ! En atteste le témoignage du dissident Yunior Garcia publié dans Le Monde du 22 décembre. Le jeune dramaturge, fondateur d’une plate-forme civique plaidant pour la démocratisation de l’île, a été réduit au silence puis poussé à l’exil, comme bien d’autres avant lui.

Le remplacement en 2018 à la présidence du pays de Raul Castro par un apparatchik, Miguel Diaz-Canel, comme à la tête du Parti communiste cubain en avril de cette année, n’a en rien modifié la nature de cette dictature tropicale. En parallèle, le retour d’un président démocrate à la Maison Blanche ne s’est pas accompagné d’une ouverture similaire à celle courageusement esquissée par Barack Obama il y a tout juste six ans, le 17 décembre 2014. Donald Trump y avait mis fin prématurément et brutalement, empêchant d’en dresser le bilan à l’aune de résultats.

Les circonstances, il est vrai, n’ont pas aidé Joe Biden. Aggravé par la pandémie de Covid-19, le marasme économique endémique qui sévit sur l’île a soulevé le 11 juillet une vague de protestations historiques, inédites par leur forme et leur ampleur, sévèrement réprimées par le régime. Joe Biden n’a eu d’autre choix qu’une condamnation assortie de sanctions.

Ces dernières ne pouvaient être que symboliques, compte tenu de l’embargo imposé par les Etats-Unis, qui passera le cap de ses 60 ans en février. Le régime cubain y a répondu par un durcissement tout aussi mécanique, conforme à une partition usée à force d’avoir trop servi : celle qui fait de Washington la source unique de tous les maux du pays.

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Amériques

« Aidons le peuple cubain à faire de Cuba un pays de liberté »

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Tribune. Le 11 juillet 2021, des milliers de Cubains ont manifesté dans les rues de plus de soixante villes aux cris de « La patrie et la vie », qui est aujourd’hui l’hymne à la liberté des Cubains contre le slogan castriste « La patrie ou la mort ». Aussitôt, le régime a organisé la répression, confirmant le caractère brutal de la dictature.

L’injonction venait du président Diaz-Canel qui a ordonné à ses partisans d’affronter les manifestants, en déclarant : « L’ordre de combat est donné : révolutionnaires, descendez dans la rue ! », en leur répétant : « Nous convoquons tous les révolutionnaires du pays, tous les communistes. Qu’ils sortent dans la rue partout où vont se produire ces provocations, dès maintenant et tous les autres jours. Qu’ils affrontent les manifestants avec détermination, fermeté et courage ! »

Des milliers de personnes ont été arrêtées, la police a tiré à balles réelles sur la foule, blessant plusieurs manifestants. On déplore la mort du chanteur Diubis Laurencio Tejeda, tué à l’arme à feu le 12 juillet par la police alors que les manifestants chantaient : « Que le sang ne continue pas à couler. Nous voulons penser différemment. Qui vous a dit que Cuba est à vous ? Cuba est à nous tous ! »

Aujourd’hui, plus de quatre mois après cette manifestation, plus de six cents personnes ont été condamnées pour avoir manifesté pacifiquement. C’est le cas notamment de José Daniel Ferrer, président du Conseil pour la transition démocratique, arrêté en sortant de chez lui le 11 juillet et maintenu en prison depuis. Pour le même motif, beaucoup des manifestants ont été jugés arbitrairement et frappés de lourdes condamnations : entre dix et vingt-sept ans d’emprisonnement.

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Cuba : la colère éclate dans les rues, les partisans du régime appelés à répliquer

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L’île est secouée par des manifestations inédites contre le gouvernement. Le président Miguel Diaz-Canel a demandé à ses partisans de répliquer dans la rue.

Excédés par la crise économique, des milliers de Cubains ont manifesté, dimanche 11 juillet, à travers le pays, aux cris de « Liberté ! » et « A bas la dictature ! ». Face à ces manifestations historiques, le gouvernement cubain s’est dit prêt à défendre la révolution « coûte que coûte », tandis que Washington a mis en garde La Havane contre tout usage de la violence.

Pris par surprise par ce soulèvement qui a éclaté dans plusieurs villes du pays, dont la capitale, le président Miguel Diaz-Canel a appelé ses partisans à répliquer dans la rue. « L’ordre de combattre a été donné, dans la rue les révolutionnaires ! », a lancé, dans une allocution télévisée, le président, qui a accusé « la mafia cubano-américaine » d’être derrière ce soulèvement. « Nous appelons tous les révolutionnaires du pays, tous les communistes, à sortir dans les rues où vont se produire ces provocations, dès maintenant et les prochains jours. Et à les affronter de manière décidée, ferme et courageuse », a-t-il ajouté.

« La révolution cubaine, nous la défendrons coûte que coûte ! », a clamé sur Twitter le vice-ministre des affaires étrangères, Gerardo Peñalver, en partageant une vidéo de partisans communistes défilant aux cris de « Je suis Fidel ! » tout en brandissant des drapeaux cubains.

Les manifestations antigouvernementales ont commencé de façon spontanée dans la matinée, événement rarissime dans ce pays gouverné par le Parti communiste (PCC, unique), où les seuls rassemblements autorisés sont généralement ceux du parti. Au total, selon le site de datajournalisme Inventario, une quarantaine de manifestations, éparpillées sur tout le territoire, ont été recensées dimanche.

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