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Fidel Castro, ou l’éternel retour

Le président cubain, Fidel Castro, éloigné du pouvoir depuis près de huit mois pour des raisons de santé, pourrait reprendre ses fonctions le 28 avril, a affirmé le président de Bolivie Evo Morales.

Selon M. Morales, le retour au premier plan de M. Castro à Cuba, 80 ans, devrait avoir lieu à l’occasion du troisième anniversaire de la création de l’Alternative bolivarienne des Amériques (ALBA) et pour célébrer la première année écoulée depuis la signature à La Havane du Traité de commerce des peuples (Bolivie, Cuba et Venezuela). La commémoration des deux événements «sera l’occasion d’assister au retour de notre frère Fidel à la présidence de Cuba.», a affirmé M. Morales.

Une annonce qui coincide avec le triste anniversaire du printemps noir de Cuba. Quatre ans après la vague répressive de mars 2003, Cuba compte toujours 270 prisonniers d’opinion dont 25 journalistes, ce qui fait de l’île la deuxième prison du monde pour la presse après la Chine.

La situation des droits de l’homme dans l’île n’a connu aucune amélioration, depuis que Fidel Castro a officiellement cédé les rênes de l’État à son frère Raúl, le 31 juillet 2006. La répression s’est même accentuée depuis l’automne dernier, avec une multiplication d’agressions, de perquisitions et de gardes à vue contre des journalistes indépendants.

Voici quelques extraits de témoignages de prisonniers politiques à Cuba :

« La cellule s’inonde tous les jours avec les eaux résiduelles du couloir. Tension artérielle élevée. Ils m’emmènent à l’hôpital avec des fers aux pieds et des menottes aux mains. Matelas sale, déchiré, vieux, dur. Il pleut très fort. Je découvre des fuites sur le plafond de la cellule. Abondantes. Je reste en cellule d’isolement. Ils me tondent la tête et le visage. Ensuite je me rase. La nourriture, comme tous les jours, indescriptible. »

Manuel Vázquez Portal (libéré pour raisons de santé)

« Les conditions de détentions étaient infra humaine, l’eau était contaminée et la nourriture souvent pourrie. La nourriture se résumait à une mixture de farine de mais, de haricots écrasés avec de la farine de blé et mélangée avec de l’eau : cela avait pour nom « pâte alimentaire ». Deux fois par mois, nous avions droit à un morceau de poulet. On me sortait une heure par jour, seul dans une cour, et selon l’heure il pouvait y avoir ou de ne pas avoir de soleil. Je n’étais pas correctement soigné et le stress et la mauvaise nourriture ont compliqué mes symptômes. J’ai aussi attrapé des parasites à cette époque, et je n’ai pas été correctement soigné dans l’hôpital de la prison»

Jorge Olivera

Fidel Castro avait cédé tous ses pouvoirs le 31 juillet à son cadet Raul, officiellement à titre provisoire, après une opération en urgence suite à d’importants saignements aux intestins le 27 juillet. C’était la première fois qu’il quittait ses fonctions en près d’un demi-siècle de régime communiste à Cuba.

Les informations sur sa maladie couverte par le secret d’État sont diffusées au compte-goutte, mais pas celles sur sa récupération, qui font l’objet d’une large et volontariste diffusion.

Parmi les invités de marque de Fidel Castro convalescent, le dernier en date a été l’écrivain colombien Gabriel Garcia Marquez qui a décrit un Castro fort bavard, de bonne humeur et ayant envie de parler de tout.

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