La repression à Cuba ne parvient pas étouffer l’opposition

On entend souvent dire que les Cubains sont tous propriétaires de leur logement : c’est une contre vérité. C’est l’Etat qui est propriétaire de tout à Cuba, et il suffit d’afficher son désaccord avec le gouvernement de Fidel Castro pour se faire expulser se son logement dont on est « propriétaire ».
C’est ce qui est arrivé hier à l’opposant membre du Mouvement Chrétien de Libération, Ernesto Martínez Fonseca, son conjoint, Judith Arbesú, et deux filles, de 8 et 10 années.

Le harcèlement et les actes de « repudio » contre des dissidents et des journalistes indépendants au Cuba se sont intensifiés dans toute l’île dans les dernières semaines. Malgré cela les adversaires et activistes politiques continuent à réclamer la liberté au régime de Fidel Castro.

Dans la ville de Camaguey, le groupe des « Dames en Blanc » a entrepris dimanche pour la première fois une marche silencieuse dans la rue centrale Général Gómez, pour réclamer la liberté de leurs parents emprisonnés, sous la surveillance de fonctionnaires de Sécurité l’État et la surprise des passant, peu habitués à ce type de manifestations.

Les Dames de Blanc ont entamé leur marche après avoir assisté à la messe dans l’Église de Sainte Ana, habillées de pantalons et tee shirt blancs sur lesquels étaient imprimées les photos de leurs conjoints : Alejandro González Raga, Alfredo Manuel Pulido López, Normand Hernández González et Mario Enrique mayo Hernández, tous journalistes indépendants condamnés à de longues peines de prison pendant le printemps noir de 2003.

Le groupe de Dames de Blanc de Camaguey était réprésenté par Bertha María Bueno, Rebeca Rodríguez Sauto, Yaraí Reyes Marin et Maidelín Guerra.

« À toutes les organisations qui défendent les droits de l’homme nous voulons dire que nous n’avons pas peur ; nous ne faisons pas rien de plus que dire ce que d’autres pensent en silence, et nous continuerons à nous rendre à la maison de Dieu tous les dimanches habillées de blanc pour prier pour la santé de nos familles » , a affirmé depuis Camaguey, Maidelín Guerra.

Pendant ce temps, un membre du Mouvement Chrétien de Libération, Ernesto Martínez Fonseca, son épouse, Judith Arbesú, et ses deux filles, de 8 et 10 années, ont été expulsés des les premières heures d’hier d’un petit logement dans un quartier populaire de la Havane où ils vivaient depuis 2000.

Le couple a indiqué que des dizaines policiers et fonctionnaires ont pris part à l’expulsion et ont prétendu qu’ils occupaient la maison de manière illégale.

« C’est une mesure arbitraire du gouvernement qui est le seul responsable de ceci » , a dénoncé l’opposant Ernesto Martínez Fonseca qui considère qu’il s’agit « des représailles à cause de mon militantisme et de ma condition de dissident ».

« Je serai toujours celui que je suis, en réclamant les droits des cubains jusqu’à ce qu’un jour nous obtenions ce que ce peuple souhaite » , a affirmé Martínez dans des déclarations formulées à l’agence espagnole EFE.

Le conjoint de Martínez assure que le logement appartient à un frère qui vit à Londres avec une autorisation de résidence à l’extérieur, lequel a laissé à la famille la maison en garde et a annuellement voyagé au pays, comme établit la loi, pour ne pas perdre sa propriété.

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