Washington réaffirme sa politique d’embargo sur Cuba

Gutiérrez a déclaré que la politique de l’administration du président George W. Bush en ce sens est « très claire » et que les Etats-Unis veulent « faire du commerce avec des pays démocratiques ».

Le haut fonctionnaire américain a fait ces déclarations dans une conférence de presse tenue après une réunion avec quatre présidents, et un ministre d’Amérique Centrale, et le ministre des affaires étrangères de la République Dominicaine, où a été décidé pour le 1 janvier 2006 l’entrée en vigueur du traité de libre commerce entre ces pays.

« Tant qu’il n’existera pas de liberté démocratique, tant qu’il n’existera pas de liberté d’expression, tandis que n’existera pas de liberté d’investissement, tant qu’il n’existera pas de libertés humaines à Cuba, les Etats-Unis n’ouvriront pas le commerce avec Cuba » , a affirmé Gutiérrez, arrivé aujourd’hui à El Salvador pour une visite de deux jours.

Il a ajouté que « cela nous intéresse de faire commerce avec des pays démocratiques, c’est pourquoi le CAFTA-DR (Traité de libre Commerce entre l’Amérique Centrale, la République dominicaine et les Etats-Unis) est tellement important et nous focalisons notre attention et la priorité avec des pays démocratiques comme les pays d’Amérique Centrale ».

Gutiérrez a abordé le sujet à propos d’une résolution du XV Sommet Latino-américain de Chefs d’État et de Gouvernement, qui a eu lieu les 14 et 15 de ce mois à Salamanque (Espagne), où on a demandé au gouvernement des USA que « il mette fin au blocus économique, commercial et financier qu’il maintient contre Cuba

Peut-on encore parler d’embargo ou de « blocus » comme le font les Cubains, alors que les Etats-Unis sont devenus le premier fournisseur de Cuba en denrées agro alimentaires ? Les chiffres sont parlant : en 2004 le commerce avec les Etats-Unis a dépassé les 400 millions de $, soit plus de 50% de part de marché, devant La France et l’Espagne. Depuis la première brèche ouverte dans l’embargo par Bill Clinton en 2000, le montant total des importations américaines a dépassé le milliard de $.

D’un coté comme de l’autre du détroit de Floride, on continue à parler d’embargo, alors que cette expression n’a plus lieu d’être pour décrire les relations entre Cuba et les Etats Unis : tout au plus pourrait-on parler de restrictions.

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