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Cuba lance une campagne contre les "nouveaux riches"

Un rapport de l’hebdomadaire « Tribune de La Havane », organe du comité provincial du Parti Communiste de Cuba, a divulgué le résultat de récents controles dans les « agros » de la capitale cubaine : 1.700 quintaux de marchandise et 36 camions ont été confisqués.

Selon « La tribune » il s’agissait de producteurs qui ont commis des irrégularités en vendant des aliments sans avoir rempli la quote-part qu’ils doivent livrer à l’Etat.

Les « marchés agropecuarios », plus communément désignés « agros » par la population qui y trouve une source importante de denrées alimentaires, ont été ouverts une première fois dans les années 80, puis fermés en 1986 et récemment autorisés de nouveau en 1994, à la suite de graves pénuries alimentaires.

Ces installations permettent aux paysans de mettre à la disposition de la population leurs marchandises de manière particulière : les prix sont fixés en fonction de l’offre et la demande. Malgré des prix élevés pour le pouvoir d’achat cubain, ces marchés sont très fréquentés pas les Cubains, car ils offrent un approvisionnement bien plus régulier et de meilleure qualité que le circuit étatique sur carnet de rationnement.

Les marchés « agros » ont été ouverts de manière temporaire pour pallier à la crise économique des années 1990 (el periodio especial), mais le gouvernement a toujours dit que en cas d’amélioration de la situation les «agros » et les travailleurs indépendants retourneraient sous contrôle de l’état.

Le gouvernement a annoncé en 2004 son intention de reprendre le chemin d’un contrôle étatique serré et d’approfondir les caractéristiques de son système communiste.

Selon des fonctionnaires on ne prétend pas « étouffer » ces travailleurs, mais « les réglementer » ; mais les critiques accusent le gouvernement de chercher à maintenir idéologiquement les cubains sous dépendance étatique.

Castro en personne a durement attaqué dans ses derniers discours les travailleurs indépendants en les accusant de commettre des irrégularités ou de contribuer à la corruption et au développement du marché noir.
Pour Fidel Castro, tous sont des « nouveaux riches ».

Fin octobre, plusieurs milliers de travailleurs sociaux envoyés des provinces ont remplacé pendant 45 jours les employés des pompes à essence de la Havane, accusés de détourner du carburant au marché noir.

À début de l’année, Cuba a annoncé aussi une série de mesures financières visant à renforcer le controle étatique, comme l’élimination du dollar et l’ utilisation obligatoire du peso convertible cubain.

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