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Selon La CIA, Fidel Castro Souffrait De La Maladie De Parkinson

Selon la CIA, Fidel Castro souffrait de la maladie de Parkinson

Bien que Raúl, le frère de Castro et chef des forces armées, ait été choisi comme son successeur, les analystes sur Cuba craignent qu’on entame une période tumultueuse pendant laquelle un Castro rendu inapte refuse de céder le pouvoir, tout en n’étant plus capable d’imposer sa forte personnalité aux 11 millions d’habitants de l’île.

Depuis le milieu de la décennie de 90 il existe des rumeurs sur la santé de Castro affirmant qu’il souffre de Parkinson.

De toute manière, un fonctionnaire du Département d’État a déclaré qu’il existe des preuves suffisantes que la santé de Castro se dégrade de manière significative. A chaque discours ses mots sont un peu plus confus, bien qu’il ait apparemment ses mauvais jours et ses bons jours.

Il est évident que « ce n’est pas la même personne qui était il y a à peine cinq ans », a ajouté le fonctionnaire. Pendant ce temps, d’autres insistent sur le fait que Castro va plutôt bien. « Il jouit d’une santé excellente », a déclaré le mois passé Ricardo Alarcón, président de l’Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire, quand on lui a demandé pourquoi Castro n’avait pas assisté au Sommet Latino-américain en Espagne.

Parmi les symptômes de Parkinson on trouve des tremblements, une certaine rigidité, difficulté pour maintenir l’équilibre et une façon de parler de plus en plus inintelligible, bien que l’apparition des symptômes varie en fonction de la personne malade.

Parmi les célébrités qui ont souffert, ou souffrent encore de cette maladie on peut mentionner le pape Jean Paul II, l’ex secrétaire de Justice Janet Reno, l’acteur Michael J Fox et le boxeur Mohammed Ali.

Le docteur Carlos Singer, expert en Parkinson de l’Université de Miami (UM), a dit que la maladie réduit en moyenne la vie d’un patient seulement de une ou deux années.  »L’affaire n’est pas combien de temps le patient peut vivre, mais ce qu’il souffre pendant le processus », a dit le docteur Singer.

« Généralement, les premières cinq ou sept années sont plus ou moins faciles à contrôler avec des doses relativement petites de médicaments », a dit Singer. « Ensuite, quelques symptômes comme une position courbée et la difficulté pour maintenir l’équilibre sont rendus plus évidents ».

Dans les étapes avancées, environ 40 pour cent des patients éprouvent ce qu’un spécialiste de la maladie appelle « une diminution générale des fonctions cognitives « .

Le principal médicament qui est utilisée pour éliminer les symptômes de la maladie est la levodopa, qui remplit à nouveau le cerveau avec une substance chimique appelée dopamine qui fonctionne mal dans les personnes qui souffrent de Parkinson.
Les patients peuvent organiser leurs activités autour des périodes où ils prennent ce traitement.
Cependant, au fil du temps le médicament perd son efficacité.  »Au fur et à mesure que la maladie avance lentement, les médicaments doivent souvent être pris en doses de plus en plus fortes », observe Paul Larson, neurochirurgien médical et spécialiste en Parkinson, qui travaille à l’Université de Californie, à San Francisco.

Certains des effets secondaires de la levodopa sont des mouvements involontaires et des grimaces du visages, ainsi que des hallucinations visuelles.

Dans les derniers temps, Castro a montré quelques indices que sa santé se détériore, bien que dans des proportions normales pour une personne de 79 ans. En 2001, pendant un discours près de La Havane, Castro s’est soudainement évanouit, et en 2003, pendant la cérémonie de prise de possession du président argentin Néstor Kirchner, il s’est presque effondré.

Une chute en public l’année passée a provoqué une fracture dans le genou et dans un bras. Dans son livre récent, l’ex président équatorien Lucio Gutiérrez a écrit qu’il a dû réveiller plusieurs foisCastro alors qu’ il ronflait endormi à ses côtés dans un événement international.

Damián Fernández, directeur de l’Institut de Recherches cubaines de l’Université Internationale de la Floride (FIU), a dit que la questions la plus importante est de savoir comment les subordonnés de Castro pourraient réagir devant son usure physique et mentale inéluctable, et aussi comment ceci pourrait affecter le rôle de Raúl comme la figure de numéro deux du pays.

« Je crois que Raúl essaye de créer d’importantes alliances avec ses subordonnés dans les forces armées et civils pour essayer de gouverner avec fermeté », a dit Fernández. « Mais je ne sais pas comment ceci pourrait être fait sans apporter quelques bénéfices au peuple cubain ».

Toutes ces spéculations sont faites en supposant que Raúl, qui a 74 ans, ne meure pas avant son frère, une éventualité qui laisserait Fidel sans un successeur solide et sans le soutien puissant de l’armée, que contrôle maintenant complètement son frère, et sans un chef légitime.

Le résultat de tout ceci pourrait être une catastrophe politique à Cuba, puisque que les spécialistes pensent que Fidel est déjà trop malade pour prendre de grandes décisions.

Logiquement, ceci pourrait encore durer un certain temps. Pendant son entrevue récente avec le joueur de football argentin Diego Maradona, Castro a dit en plaisantant que les bruits sur sa santé et sa maladie étaient tellement fréquents que » le jour où je vais mourir, personne ne va le croire ».

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