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Sheraton condamné à payer 112.662 dollars d’amende

Le Gouvernement du Mexique a imposé une amende de 1.2 million de pesos ($112.662)à l’Hôtel Sheraton par des violations de la loi de Protection du Commerce et de l’Investissement pour avoir expulsé de ses installations des fonctionnaires cubains.

La chancellerie mexicaine a informé dans un communiqué concis qu’avec cette mesure « elle considère comme conclu la procédure entamée par les événements arrivés dans l’Hôtel María Isabel Sheraton le 3 février dernier».

Le 28 février dernier, les autorités de la Délégation de Cuauhtémoc (secteur municipal), avaient placé des scellés de clôture sur les portes de l’hôtel.

Au jour suivant et après être arrivé à un accord avec l’entreprise, les autorités métropolitaines avaient retiré les scellés.

L’expulsion des fonctionnaires cubains, qui analysaient avec des chefs d’entreprise américains des opportunités d’affaires dans le secteur énergétique de Cuba, a déclenché une forte polémique parce que l’opposition mexicaine a prétendu qu’il s’était agi d’une violation de la souveraineté du Mexique.

Le Sheraton est un des hôtels les plus connus de la capitale mexicaine et est situé à quelques mètres de l’ambassade des USA.

Washington a justifié en son temps la décision de l’hôtel en invoquant des lois américaines qui interdisent à des compagnies de ce pays faire des affaires ou rendre des services à Cuba.

Le régime Cubain a fait de l’embargo américain (qualifié un peu excessivement à Cuba de « bloqueo » ou blocus) le leitmotiv de sa propagande. Il ne se passe guère plus de 24 heures sans que la presse ou qu’un responsable politique n’évoque la responsabilité de l’embargo pour justifier les piètres résultats de l’économie cubaine. Le gouvernement à estimé en 1995 que le coût cumulé de l’embargo depuis son entrée en vigueur en 1961 correspondait à une dépense supplémentaire de 60 milliards de dollars.

Peut-on encore parler d’embargo ou de « blocus » comme le font les Cubains, alors que les Etats-Unis sont devenus le premier fournisseur de Cuba en denrées agro alimentaires ? Les chiffres sont parlant : en 2004 le commerce avec les Etats-Unis devrait dépasser les 400 millions de $, soit plus de 50% de part de marché, devant La France et l’Espagne. Depuis la première brèche ouverte dans l’embargo par Bill Clinton en 2001, le montant total des importations américaines devrait atteindre en 2005 le milliard de $.

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