Cuba sur la liste noire des Etats-Unis

Le rapport sur les droits de l’homme du département d’état énumère les violations des droits de l’homme dans 193 pays et dénonce les restrictions d’accès à l’internet.

Ce document de 800 pages, qui étudie la situation des droits de l’homme dans 193 pays, énumère une « liste noire » des huit pays dans lesquels le pouvoir est resté en 2006 « concentré entre les mains de dirigeants n’ayant aucun compte à rendre »: la Corée du Nord, la Birmanie, l’Iran, le Zimbabwe, Cuba, la Chine, le Bélarus et l’Érythrée.

La situation des droits de l’homme s’est détériorée à Cuba, où « le gouvernement temporairement dirigé par Raul Castro en raison de la maladie de Fidel Castro a continué de violer quasiment tous les droits de ses citoyens », et en Chine, selon le rapport qui cite des exemples de « harcèlement, détentions et emprisonnement » d’activistes et d’avocats cherchant à les défendre.

Avec 137 millions d’utilisateurs de l’internet, la Chine est épinglée comme le pays où la répression en ligne est la plus large et la plus sophistiquée, mais d’autres pays aussi divers que l’Arabie Saoudite, la Birmanie, Cuba, l’Iran, le Turkménistan et la Syrie sont aussi critiqués pour imposer des restrictions à l’usage de l’internet.

Pays de la Corne de l’Afrique ayant soutenu la tentative de prise de pouvoir par les islamistes en Somalie, l’Érythrée est le seul pays qui ne figurait pas l’an dernier dans cette liste des « pires violateurs des droits de l’homme dans le monde ».

Alors que les États-Unis et la Corée du Nord ont entamé lundi à New York des pourparlers historiques sur la normalisation de leurs relations, le rapport indique que le régime de Pyongyang en resté en 2006 « l’un des plus isolés et répressifs du monde », notant qu’il « contrôle quasiment tous les aspects de la vie de ses citoyens ».

Peu ou aucun progrès ont été réalisés au Kirghizstan, au Pakistan, en Égypte, au Kazakhstan, en Russie et au Venezuela, tandis qu’aux îles Fidji et en Thaïlande, des gouvernements démocratiquement élus ont été renversés par des coups d’État.

Pour la première fois également, Washington reconnaît en préambule que le bilan des États-Unis en matière des droits de l’homme « est remis en question » à l’étranger, en allusion au traitement largement critiqué des prisonniers du centre de détention militaire de Guantanamo, à Cuba. Mais « même si notre système démocratique n’est pas infaillible, il rend des comptes », souligne le document.

En revanche, la situation des droits de l’homme s’est améliorée dans six pays au cours de l’année passée : le Liberia, l’Indonésie, le Maroc, la République démocratique du Congo, Haïti et l’Ukraine.

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