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La rubrique de Fidel Castro

Fidel Castro a repris sa plume pour la troisième fois en deux semaines, pour une nouvelle diatribe contre Washington après la décision d’accorder la liberté conditionnelle à l’anticastriste Posada Carriles, confirmant ainsi qu’il était entré dans une « convalescence active ».

Sous la rubrique désormais hebdomadaire « Réflexions du Commandant en chef », Granma, l’organe officiel du régime, a publié mercredi en « Une » le troisième article du président cubain, après les deux précédents dénonçant les plans de production de biocarburants du président George W. Bush.

Un chef d’Etat journaliste ? Pourquoi pas. Mais à Cuba la situation à quelque chose d’ubuesque car le métier de journaliste et les médias sont strictement encadrés : il n’existe aucune possibilité de diffusion d’informations en dehors des médias « officiels », tous sous contrôle de l’Etat et du Parti Communiste.

La Constitution cubaine précise que « Aucune des libertés reconnues aux citoyens ne peut être exercée contre ce que la Constitution et les lois ont institué ou contre l’existence et les objectifs de l’Etat socialiste, ou contre la décision du peuple cubain de construire le socialisme et le communisme. » (article 62 de la Constitution de 1976).

Les choses sont donc claires dès le départ, et pour ceux qui n’auraient pas bien compris, un autre chapitre précise que « Les libertés d’expression et de la presse sont reconnues, « en conformité avec les objectifs de la société socialiste ».(article 53 de la Constitution de 1976)

Les journalistes qui travaillent pour la presse du Parti (Granma, Trabajadores et Juventud Rebelde) sont donc obligés de reproduire servilement le discours officiel. Selon Raul Rivero, journaliste indépendant de Cuba Press « A Cuba, non seulement il n’y a pas de liberté de la presse. Pire encore : il n’y a pas de presse. Il circule sous forme de journaux, de revue, d’émissions de radio et de télé, une révision de la vie que l’État veut imposer à la population. »

Dans ces conditions, on ne voit pas très bien l’intérêt de compter un journaliste de plus au service de la propagande de l’Etat cubain. Si Fidel Castro veut écrire un article, qu’il nous donne des nouvelles de sa santé. Mais, comme pour ses deux précédentes interventions écrites, Fidel Castro n’y fait aucune allusion, officiellement un « secret d’Etat ».

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