Victor Hugo s’installe à Cuba

Cette réalisation a été présentée jeudi au Sénat à Paris par l’association française « Cuba coopération » qui s’efforce depuis plusieurs années de renforcer les liens entre la France et Cuba dans des domaines aussi différents que la santé, le sport, la culture, l’éducation ou l’assainissement.

D’un coût total de deux millions d’euros, la Maison Victor Hugo, un bâtiment de 1.000 mètres carrés répartis sur quatre niveaux, a été construite dans la Vieille Havane, coeur de la capitale cubaine, classée Patrimoine mondial de l’Humanité par l’Unesco.

Selon « Cuba Coopération », la Maison Victor Hugo « sera un lieu d’échanges culturels entre la France et Cuba où seront notamment organisées des expositions de peinture, de sculpture ou de photographie, des conférences et des tables-rondes ».

Sur son site internet « Cuba Coopération » donne une description plus détaillée des activités prévues :

« La maison fonctionnera comme centre de diffusion de la culture française, avec des salles d’expositions dont une dédiée à Victor Hugo.
Une bibliothèque avec une salle de lecture et un fonds de documentation sera mise à disposition pour la consultation de livres et de périodiques français. On trouvera également des salles de classe et des laboratoires équipés d’appareils audio-visuels pour l’enseignement de la langue française.
Le cinéma faisant partie intégrante de la culture, des films seront présentés dans la salle de projection. Une salle, modulable, servira aux discussions et aux conférences données par des personnalités de la culture et par des invités.
Une petite cafétéria proposera un service de
restauration légère dans le patio central de la maison.
La terrasse accueillera un espace de réception. La maison disposera de zones réservées aux bureaux de l’administration. »

Le projet avait été finalisé en 2002, année du bicentenaire de la naissance de Victor Hugo. L’écrivain français s’était rallié à l’idée de l’indépendance cubaine, en écrivant en 1870, deux lettres de soutien « Aux femmes de Cuba » et aux insurgés « Pour Cuba ».

Lorsqu’au milieu du XIXe siècle apparurent dans les manufactures de cigares les « lecteurs » chargés de lire, à la demande des « torcedores » (rouleurs de cigares), des textes littéraires pendant les heures de travail, Victor Hugo devint l’écrivain français le plus lu.

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