Raul remplace Fidel dans la liste des prédateurs de la presse

A Cuba, plus ça change, moins ça change: Raúl a pris la succession de Fidel, mais le clan Castro continue de régner avec les bonnes vieilles méthodes. Répression, intimidation et stricte censure de la presse: avec 23 détenus, Cuba reste la deuxième prison du monde pour les journalistes après la Chine.

En 2008, ils sont 39 à porter le titre de « prédateur de la liberté de la presse ». Cinq ont disparu de la précédente liste. Fidel Castro est de ceux-là. Le « lider maximo » a officiellement cédé le pouvoir à son frère Raúl. Pervez Musharraf, le président du Pakistan, a perdu les élections législatives du début de l’année et, par la même occasion, sa capacité de nuire à la liberté de la presse. En Ethiopie, la situation semble s’être stabilisée. Les journalistes emprisonnés ont été libérés et le Premier ministre, Meles Zenawi, a été retiré de la liste. Même chose pour le roi du Swaziland, Mswati III, qui ne s’est plus rendu coupable de violation grave de la liberté de la presse depuis plusieurs années. Enfin, Charles Blé Goudé, leader des Jeunes patriotes ivoiriens, a cessé ses appels à la violence contre les journalistes étrangers et ceux proches de l’opposition.

En congé du pouvoir depuis le 31 juillet 2006 pour des raisons de santé, Fidel Castro a officiellement cédé les rênes du pouvoir à son frère Raúl le 24 février 2008. Malgré quelques déclarations d’ouverture et certaines mesures d’assouplissement économique, l’ancien ministre de la Défense, devenu président du Conseil d’État, n’a pas mis fin au contrôle qui règne sur l’information cubaine. La période de succession et les premiers mois de Raúl Castro à la tête de l’île ont été marqués par une multiplication des attaques contre la presse indépendante : brutalités policières, convocations et perquisitions de la Sécurité de l’État (police politique), détentions de courte durée à plusieurs reprises, etc. Dix-neuf journalistes arrêtés lors du « printemps noir » de mars 2003 continuent de purger des peines comprises entre 14 et 27 ans de prison dans des conditions inhumaines. Avec 23 détenus, Cuba reste la deuxième prison du monde pour les journalistes après la Chine.

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