Ortega modifie le Parlement après sanction des USA

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Gustavo Porras et Daniel Ortega, 2017 (confidencial.com.ni)

MANAGUA, Nicaragua. – La majorité sandiniste de l'Assemblée nationale (Parlement) du Nicaragua a réformé samedi sa loi dans laquelle elle supprime les pouvoirs de son président, Gustavo Porras, sanctionné par les États-Unis et le Canada pour avoir promulgué des "lois répressives" dans le contexte de la crise qui sévit le pays depuis plus d'un an.

Au cours d'une session extraordinaire, les députés sandinistes et leurs alliés ont modifié la loi organique du pouvoir législatif, dans laquelle ils ont transféré la plupart des fonctions de leur président au premier secrétaire.

Avec l'amendement, Porras, élu président de l'Assemblée nationale pour une période de deux ans le 9 janvier 2017 et réélu pour deux autres années en janvier, ne sera plus en mesure de signer des lois, des déclarations, des résolutions ou de présenter le budget annuel de ce pouvoir de l'Etat.

Les réformes établissent que qui signera tous ces documents sera le premier secrétaire ou secrétaire du Parlement, actuellement détenu par la sandiniste Loria Dixon.

Ces changements interviennent après que les États-Unis et le Canada aient sanctionné quatre nouveaux responsables du "cercle restreint" du dirigeant nicaraguayen, Daniel Ortega, que les deux pays accusent d'avoir persécuté les citoyens de leur pays, promulguant des lois répressives, faisant taire communication et leur refuser les soins médicaux.

Outre Porras, les autres sanctionnés sont la ministre de la Santé, Sonia Castro; le ministre des Transports et de l'Infrastructure, le major général à la retraite, Óscar Mojica; et le chef de l'Institut nicaraguayen des télécommunications et des services postaux (Telcor), Orlando Castillo.

Porras est secrétaire général de la Fédération des travailleurs de la santé (Fetsalud) depuis 1984; membre honoraire de l'Association des Internistes de la République de Cuba; membre du Conseil national sandiniste et, depuis 2002, élu député national.

Les États-Unis le désignent comme l'opérateur politique le plus important du souverain Ortega et qu'il exerce un contrôle important sur l'Institut de la sécurité sociale (INSS) et le ministère de la Santé, avec l'approbation du vice-président Rosario Murillo (sanctionné).

Dans le cadre de son mandat, le Parlement a promulgué une loi d'amnistie interdisant aux personnes qui ont participé aux manifestations, mais également à la police et aux combattants de la police ayant participé à la violente répression exercée par le gouvernement Ortega contre les manifestants.

Au cours de la session extraordinaire, les législateurs sandinistes ont également approuvé une réforme de la loi sur l'organisation, la concurrence et les procédures du pouvoir exécutif, qui habilite le président Ortega à nommer des ministres et des vice-ministres "lorsqu'il le juge approprié."

Selon la Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH), le Nicaragua traverse depuis le mois d'avril 2018 une crise sociopolitique qui a fait au moins 326 morts, bien que les organisations locales portent ce chiffre à 595 et que le gouvernement en reconnaît 200 et dénonce une tentative de coup d'Etat présumée. Etat

Selon le rapport du Groupe interdisciplinaire d'experts indépendants (GIEI), rattaché à la CIDH, le principal responsable de la violence est le gouvernement de Daniel Ortega, à qui ils reprochent d'avoir commis même des "crimes contre l'humanité" en pleine crise.

(EFE)

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Traduit de l’espagnol à partir de :

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