Les Etats Unis ne veulent pas d’une succession dynastique à Cuba

Le président Bush envisage de délivrer un avertissement disant que les États-Unis ne veulent pas accepter une transition politique à Cuba, qui prendrait la forme d’un simple transfert d’un frère Castro à l’autre, plutôt que vers le peuple cubain.

Bush devrait insister sur le fait que, même si la majeure partie du reste de l’Amérique latine est passée de la dictature à la démocratie, Cuba continue de recourir à la répression et à la terreur pour contrôler sa population.

Visant directement Raúl Castro, M. Bush devrait indiquer clairement que les États-Unis s’opposent à un ancien système contrôlé par de nouveaux visages.

Phil Peters, un spécialiste de Cuba du Lexington Institute cité par le New York Times, considère que les Américains se sont fait surprendre : ce qui n’était il y a un an qu’un remplacement provisoire à la tête de l’Etat cubain est en train de prendre la forme d’une transition de pouvoir « en douceur ». Raúl Castro établit désormais ses propres relations avec des dirigeants politiques étrangers, et a engagé un dialogue avec le peuple cubain sur leur vision du pays.

Pour Peters, le discours de Bush tranche avec la stratégie des Etats-Unis, qui était fondée jusqu’à maintenant sur l’idée que le gouvernement communiste tomberait à la mort de Fidel Castro. « L’administration réalise qu’elle a manqué le bateau », explique Peters au quotidien. « La succession a déjà eu lieu. Ils ne peuvent plus suivre une stratégie selon laquelle il faut attendre que Castro meure alors que le reste du monde a déjà passé cette étape. »

Un autre expert John Kavulich, conseiller principal en politique à l’US Trade and economic council, a déclaré le véritable destinataire du discours de M. Bush n’est pas Fidel Castro ni le peuple cubain, mais la très influente communauté cubaine en exil à Miami.

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