La Havane Cuba. — Bien que le parti au pouvoir essaie de lui donner une approche différente, la vérité est que les citoyens cubains résistent de plus en plus à faire partie de certains organes coercitifs qui servent le régime castriste pour sanctionner ou réprimer quiconque dissidence idéologiquement ou viole les règles du jeu imposées par le régime. les autorités.
Tout d’abord, nous nous référons au non-remplissage des modèles d’inspecteur et d’auditeur. Ces derniers, à la fois ceux qui travaillent au niveau central du Contrôleur général de la République, ainsi que ceux qui travaillent comme auditeurs internes dans les entreprises et les entités étatiques.
Lors de la récente célébration d’une plénière économique dans la province de La Havane, le gouverneur de ce territoire, Reinaldo García Zapata, se référant aux actions de contrôle et d’inspection, a annoncé que le personnel d’inspecteurs sur le territoire est couvert à 68 %, tandis que celui de commissaires aux comptes n’est couvert qu’à hauteur de 28 %.
Il a été dit lors de la réunion qu’ils allaient attirer de jeunes étudiants spécialisés en comptabilité et finance, principalement à un niveau supérieur, en vue de pallier le manque d’auditeurs. Une manœuvre que peuvent mener les autorités en vertu de la loi sur le service social, qui oblige les jeunes diplômés à travailler pendant deux ans là où ils se trouvent. C’est une autre des raisons qui aident ceux qui remettent en question la prétendue gratuité de l’enseignement supérieur à Cuba (l’autre serait l’obligation de faire partie des Milices des Troupes Territoriales, et l’obligation de se classer comme révolutionnaire).
Bien sûr, l’objectif des autorités d’obtenir une permanence pour ces jeunes dans des postes d’auditeurs n’est presque jamais atteint, puisqu’une bonne partie d’entre eux abandonnent ce type d’emploi une fois le Service social terminé. On constate surtout une réticence des jeunes à travailler comme auditeurs internes dans les entreprises et entités. Très peu sont heureux d’être considérés comme les bourreaux ou les répresseurs de leurs propres collègues.
En revanche, lors de la reddition des comptes du travail du Procureur général de la République au cours de l’année écoulée 2022, il est ressorti qu’il y avait une diminution des effectifs couverts par les procureurs, notamment au niveau communal. Lors de l’enquête sur les causes de cette situation, plusieurs raisons ont été exposées, telles que l’exode du personnel à la recherche d’emplois générant plus de revenus, la nécessité de s’occuper de parents et l’émigration.
Cependant, le castrisme ne dit pas que de nombreux procureurs ont décidé de quitter la profession lorsqu’ils ont réalisé qu’ils devraient juger et condamner tout citoyen qui descendrait dans la rue pour protester contre le régime.
À cela, il faut ajouter la possibilité que ces procureurs se voient reflétés dans la liste des répresseurs en faveur du castrisme que de nombreux Cubains résidant à l’étranger font fréquemment connaître, qui dénoncent l’arbitraire commis par les dirigeants contre lesquels ils s’opposent à son régime.
Dans l’état actuel des choses, ni l’augmentation des places dans les formations universitaires de cycle court —deux ou trois années d’études— qui sont liées au Droit et à l’Audit, l’appareil de pouvoir ne pourra-t-il pas former le personnel nécessaire pour maintenir « son ordre » sur la société…
Traduit de l’espagnol à partir de :
Source link
