Catégorie : économie

Economie de Cuba, embargo, évaluation des chiffres officiels

  • Cinq Cubains dans la même famille et accueillis dans le centre de la Commission espagnole d’aide aux réfugiés (CEAR) à Malaga a lancé vendredi une grève de la faim après avoir échoué à louer un appartement où établies et après avoir subi un malaise sur les lieux où ils sont d’avril .
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  • Le peuple cubain dans l’exile a offert samedi le dernier adieu à Orlando Patin Tamayo, en rappelant au dissident décédé comme un héros tombé qu’il a sacrifié sa vie dans la lutte contre l’oppression du régime castrista.

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    Sens au revoir à Patin à Miami

  • Alfredo Guevara, principale figure du cinéma cubain et amical de Fidel Castro, a assuré que le Cuba vit une « transition de l’absurdité » vers le socialisme avec les réformes du président Raúl Castro, qui cherchent « desestatizar » et « desburocratizar » au pays.

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    Transition de l’« absurdité » au socialisme, dit Guevara

  • bodega Plus de deux millions de touristes ont encore visité Cuba en 2007 : deux millions de soutiens à une dictature commmuniste ? La question mérite d’être posée même si la réponse n’est pas évidente car l’opacité du système cubain rend difficile un bilan financier des recettes touristiques.

    En 2007 Cuba a accueilli 2,15 millions de touristes étrangers qui ont généré un revenu de 2,38 millions de dollars soit la principale source de devises du pays (en dehors des recettes pétrolières offertes par le Venezuela). Un chiffre légèrement inférieur à celui de l’année précédente, tandis que l’occupation des hôtels a aussi diminué, avec une baisse de 45,7% en 2007 par rapport aux 46,6% de 2006. Mais le flux de touristes en direction de Cuba reste important : 2007 est la 4e année consécutive durant laquelle Cuba a reçu plus de 2 M de touristes étrangers. Une bonne ou une mauvaise nouvelle pour les Cubains ?

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  • Plages divines, culture chaleureuse et rhum à volonté… à prix d’aubaine! Pas étonnant que Cuba soit le paradis des vacanciers québécois, canadiens et européens : environ deux millions de visiteurs lézardent chaque année sur cette île des Caraïbes, au grand plaisir du régime de Fidel Castro, qui a fait du tourisme son nouveau cœur économique.
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  • Hugo ChavezNée de la volonté du président vénézuélien Hugo Chavez, la banque du Sud a dès le départ fixé des objectifs très politiques à son activité qui « permettra à l’Amérique latine de se libérer des chaînes de la dépendance financière », selon le discours du président équatorien. Mais c’est bien sur Hugo Chavez qui s’est montré le plus vindicatif en déclarant que
    « Le FMI est une malédiction avec ses politiques de choc qui ont apporté la faim, la misère et la violence à nos peuples ».

    La Banque, qui sera dotée au départ d’un capital de 7 milliards de dollars, rassemble pour le moment le Venezuela, le Brésil, la Bolivie, l’Equateur, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay. Elle aura vocation à financer des projets de développement dans la région. La Banque du Sud aura son siège à Caracas et les sept pays fondateurs espèrent obtenir l’adhésion des cinq autres pays sud-américains: le Chili, la Colombie, le Pérou, le Guyana et le Surinam. Statutairement, la Banque du Sud devra limiter ses activités à la seule Amérique du Sud.

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  • Quel autre pays du monde a un ministère du sucre (le MINAZ) ? Longtemps considéré comme une cause nationale, le sucre occupe une part toujours plus réduite dans l’économie cubaine.

    Pendant des décennies la presse cubaine a célébré à l’unisson « les glorieux combattants de la récolte sucrière ». La récolte de canne à sucre (zafra) était toujours un temps fort de mobilisation politique et patriotique, et son résultat, plus ou moins bon, considéré comme un indicateur important de la santé de l’économie cubaine. En 1970, une année lui est même consacrée : Fidel Castro se lance à l’assaut d’un chiffre mythique, en fixant comme objectif, jamais atteint, une récolte de 10 millions de tonnes. A l’époque le sucre servait aussi de garantie à de nombreux contrats entre Cuba et ses partenaires commerciaux et représentait de 75 à 85 % des exportations cubaines jusqu’au début des années 90.

    Avec la période spéciale, le sucre entame un déclin inexorable : à peine plus d’1 million de tonnes en 2005. Il faut remonter à 1903 pour trouver une aussi mauvaise récolte. Manque de main-d’œuvre qualifiée, anomalies climatiques et surtout état désastreux des équipements soviétiques : dès 1998 Carlos Lage déclare que « le sucre n’est plus le secteur le plus important de l’économie. Le tourisme est devenu l’élément principal dans l’effort national pour surpasser la crise ». En 2005, Fidel Castro se charge lui même du coup de grâce en évoquant le sucre à propos du «passé colonialiste et esclavagiste » de Cuba.

    Avec le passage de la tempête tropicale Noël, la récolte de cette année pourrait même passer en dessous du seuil des 1 million de tonnes.

    Des précipitations supérieures à la normale et de fortes chaleurs, combinées à des problèmes industriels et d’organisation vont sans doute conduire à l’une des pires récoltes de canne à sucre de Cuba pour 2007. La production a été estimée à près de 1,1 millions de tonnes de sucre, par rapport aux 1,5 voire 1,6 millions de tonnes qui étaient prévues.

    Sur les 152 centrales sucrières que comptait Cuba, il n’en reste plus qu’une cinquantaine en service. Une situation paradoxale : depuis 2004, Cuba est obligé d’importer du sucre du Brésil et de Colombie pour subvenir à sa propre consommation.

     

  • Plus de 40 000 personnes ont été évacuées à la suite des pluies torrentielles tombées lors du passage de la tempête tropicale Noël dans la province voisine d’Holguin, où le fleuve Sagua est aussi sorti de son lit, ainsi que dans la province de Las Tunas, selon les médias gouvernementaux.

    Selon les témoins cités, ces inondations seraient les pires depuis le passage de l’ouragan Flora en 1963, qui avait provoqué la mort de 1126 personnes et détruit 11 103 habitations.

    A Santiago de Cuba, deuxième ville du pays, l’eau a été rétablie pour 250 000 personnes, ont indiqué les autorités lors de l’inspection des dommages effectuée par le vice-président Carlos Lage, qui a assuré que le chef de l’État, Fidel Castro, éloigné du pouvoir par la maladie, suivait la situation avec «une préoccupation constante», selon le quotidien officiel Granma.

    La tempête tropicale Noël, qui n’a pas fait de victime à Cuba, a laissé au moins 127 morts la semaine dernière en République dominicaine et en Haïti, avant de remonter vers le nord au large de la côte atlantique américaine.

    La récolte de canne à sucre touchée

    La tempête tropicale Noël a laissé des milliers d’hectares de canne à sucre sous l’eau dans l’est et le centre de Cuba.

    Des zones étendues de canne à sucre ont aussi été inondées à Santiago de Cuba et dans les provinces de Granma, ainsi que dans les provinces centrales de Camaguey et de Ciego de Avila.

    Des milliers de kilomètres de routes secondaires et de voies ferrées utilisées par l’industrie ont été détruites par la tempête tropicale Noël, tandis que les dégâts sur les routes et les voies ferrées principales ont laissé la plupart de ces régions sans moyens d’approvisionnement adéquats pour la nourriture et le carburant, d’après les reportages des médias de l’état.

    Des précipitations supérieures à la normale et de fortes chaleurs, combinées à des problèmes industriels et d’organisation vont sans doute conduire à l’une des pires récoltes de canne à sucre de Cuba pour 2007. La production a été estimée à près de 1,1 millions de tonnes de sucre, par rapport aux 1,5 voire 1,6 millions de tonnes qui étaient prévues.